Internet – Un second câble trois fois moins cher que le premier ?

    samedi 6 février 2016

    Tout juste rentré de Nouvelle-Zélande, le président de la Polynésie française Édouard Fritch s’est arrêté sur la signature du protocole d’accord entre les différents représentants des États du Pacifique Sud. L’enjeu principal : poser un câble sous-marin qui relierait toutes ces îles entre elles, et par la même occasion sécuriserait le réseau haut débit de la Polynésie française.
    Ce câble bouclerait la boucle avec Honotua. “Il s’agirait d’un câble qui rejoindrait la Nouvelle-Zélande à la Polynésie française”, expliquait le président hier soir. Câble qui serait à vocation régionale, c’est-à-dire qui irait desservir les îles Cook, Niue, etc.
    “Plusieurs possibilités existaient”, a poursuivi Édouard Fritch. “Aller au Chili, comme il était question à un moment donné, mais ça représente plus de 15 milliards de francs.”
    L’autre solution sur laquelle travaille le gouvernement aujourd’hui est donc d’aller chercher d’autres destinations comme Fidji, ce qui permettrait peut-être de mutualiser les crédits.
    “Le produit qui nous est proposé aujourd’hui, c’est un produit en construction avec la Nouvelle-Zélande, qui elle est intéressée par aider Rarotonga, Niue et la Polynésie”, a-t-il poursuivi.
    “Nous aurions moins de la moitié du câble à construire, puisqu’il s’agirait pour nous de construire le tronçon Polynésie-Cook. Ce qui irait chercher autour des 3 à 4 milliards de francs. C’est un partenariat intéressant.”
    La Nouvelle-Zélande est très proactive en matière de coopération régionale dans la partie polynésienne. “Ils sont aussi intéressés par cette fameuse route du corail (desserte aérienne du Pacifique sud, NDLR), qui est autrement plus complexe. Aujourd’hui, nous n’avons aucun appareil, ni eux, ni nous, adapté à cette route, mais nous sommes censés nous revoir en juillet, parce que, vraisemblablement, le Polynesian Leaders Group se retrouvera à Tahiti pour un prolongement de la COP 21”, a conclu le président.

    B.P. avec E.P.

    Le gorille 2016-02-08 19:14:00
    Cochet : le câble offre bien plus de capacité que le satellite, lequel doit être remplacé périodiquement. En cas de panne, un navire spécialisé peut réparer le câble posé sous la mer ; pour un satellite à 28 000 km, c'est non. Cependant, si le câble l'emporte pour une forte clientèle, concentrée, le satellite est préféré pour des zones isolées et de très faible peuplement. Les deux moyens sont complémentaires et chaque étude de desserte indique rationnellement quel moyen choisir.
    cochet 2016-02-07 20:25:00
    l'idée d'un cable sous marin semble bonne mais pourquoi ne pas utiliser l'internet par satellite qui a déjà fait ses preuves en terme de qualité de reception et d'émission ?
    alain 2016-02-06 15:35:00
    LOL
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