Inventaires – Les entreprises font le point sur leurs stocks

    jeudi 7 janvier 2016

    La nouvelle année, c’est l’occasion pour les entreprises d’évaluer leurs stocks afin de repartir sur de bonnes bases.     
    Souvent vu comme une contrainte, l’inventaire est néanmoins indispensable au bon fonctionnement des sociétés.  
    Nous nous sommes rendus dans trois entreprises. Si chacune a sa propre organisation, toutes ont le même
    objectif : assurer le bon déroulement de l’opération.

    Si nouvelle année rime avec festivités, c’est également l’heure pour les entreprises de faire un état des lieux de leurs stocks. Portes fermées pour un jour ou plus, les inventaires peuvent débuter.
    Au même titre que nous faisons à la maison notre ménage de nouvelle année, les entreprises, elles, effectuent leur inventaire, à la différence que la loi le rend obligatoire.
    Pour la boutique de vêtements Expresso comprenant trois salariés, c’est dans le calme et la sérénité que se sont déroulées les opérations. Les stocks correspondent aux chiffres contenus dans la base de données et vice-versa. Seules quelques petites erreurs de référence ont pu être relevées. De plus, la journée de fermeture de la boutique n’a causé aucune perte.
    L’inventaire, qui paraît contraignant, “n’a pas de raison d’être si tout a bien été géré tout au long de l’année”, explique Capucine, vendeuse à Expresso.
    Dans des entreprises de plus grande taille, ce travail peut cependant s’avérer plus fastidieux. ACE Sin Tung Hing, qui vend des matériaux de construction, emploie une trentaine de salariés, compte deux magasins qui ont fermé alternativement leurs portes pour procéder à l’inventaire, ce qui a facilité son déroulement et a permis de limiter au maximum les pertes. Maeva, responsable de la communication, est venue exceptionnellement en renfort pour l’inventaire.  “C’est contraignant, mais il faut le faire pour faciliter le travail tout au long de l’année”, dit-elle.
    Les autres salariés, mais aussi quelques “extras”, ont été réquisitionnés pour participer au recensement de plus de 50 000 références répertoriées dans les deux magasins. Et il y a un suivi précis, indique Fabienne, responsable de caisse : “On fait un suivi de l’inventaire, c’est-à-dire qu’on a un plan qui nous permet de savoir exactement où l’on en est par rapport à l’avancement du comptage, parce qu’il y a un retour après. Une fois fini, on passe au deuxième plan. C’est la saisie informatique qui comporte un suivi tout aussi précis et permet également de savoir exactement ce qui a été fait ou pas et à quel moment.”

    “Oublier les vis et boulons”

    L’inventaire dévoile donc des erreurs qui pouvaient être enfouies ou bien cachées. D’ailleurs, d’où viennent ces données erronées ? “Vu le nombre d’articles, il y a forcément des erreurs. On cherche toujours le pourquoi. Il y peut y avoir de multiples raisons. Des erreurs de rangement, de comptage, mais ça peut aussi venir des vols des gens de l’extérieur, surtout en ce moment. C’est peut-être à cause de la crise…”
    C’est donc avec une organisation bien huilée que la société ACE fait son bilan annuel.
    À chaque société sa méthode. Frédéric Siu, responsable “pièces de rechanges” de Tahiti automobiles, qui compte approximativement 70 salariés pour 120 000 références de pièces détachées à trier, a sa technique : “Le nombre fait la force. Vingt binômes sur une semaine et demie, c’est la seule solution. Je cale une pause le matin et une l’après-midi pour souffler et oublier un bref instant les vis et boulons. Et c’est reparti.”
    Malgré cette cadence, la société n’a pas fermé durant l’inventaire. “Le contexte étant difficile, il n’est plus possible de perdre la possibilité de vendre”, ajoute Frédéric Siu. Autre difficulté, souligne-t-il, le fait que “les commandes ne sont plus déballées alors que l’atelier a besoin des pièces pour livrer certains véhicules. À la fin de l’inventaire, on se retrouve avec une zone de livraison archisaturée et on doit vite tout ranger sans faire d’erreurs.”
    Pour autant, la date de l’opération ne doit rien au hasard. “La période des fêtes étant plus calme, car les gens préfèrent acheter des cadeaux plutôt que des pièces, il y a beaucoup moins de mouvements et donc moins de perturbations sur l’inventaire en cours”, conclut-il.

    Violette Jaillot

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete