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Irak – Lancement de la bataille pour reconquérir l’ouest de Mossoul

lundi 20 février 2017

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Les forces irakiennes ont lancé une nouvelle offensive pour reprendre aux jihadistes la partie occidentale de Mossoul. (Photo : Dimitar Dilkoff/AFP)

Les forces irakiennes ont reconquis hier quinze villages au début d’une offensive pour reprendre aux jihadistes la partie occidentale de Mossoul, où le sort des 750 000 civils assiégés inquiètent les organisations internationales.

L’offensive, qui s’annonce longue et dure, a été lancée à l’aube à partir de plusieurs directions et les villages repris sont situés au sud de la deuxième ville d’Irak, sur le chemin menant à l’aéroport de Mossoul, l’un des principaux objectifs des troupes irakiennes, selon des commandants sur place.

Conquise en juin 2014 par le groupe jihadiste État islamique (EI), Mossoul est le dernier grand fief de cette organisation extrémiste en Irak. C’est à Mossoul que le chef de l’EI Abou Bakr Al-Baghdadi avait fait son unique apparition publique.

Près de la ligne de front, sur les collines arides d’Al-Bousseif, à 5 km à vol d’oiseau de l’aéroport, d’intenses bombardements terrestres et aériens étaient visibles ou entendus. Le ciel au sud de Mossoul était couvert d’une épaisse fumée noire, alors que les convois de blindés convergeaient vers l’aéroport.

“Nous avons jusqu’à maintenant atteint tous nos objectifs. Nous nous dirigeons vers l’aéroport”, a dit le général Abbas al-Joubouri, commandant de la Force d’intervention rapide (FIR), devenue incontournable dans la lutte anti-EI.

“Ils (les jihadistes) sont désespérés”, affirme Ali, membre de la FIR, à Al-Bousseif, alors que les hélicoptères survolent le secteur. “Ils (les jihadistes) vont essayer de causer le plus de pertes possibles car ils savent qu’ils vont mourir de toute façon”, dit son camarade Alaa.

C’est lors d’une brève intervention télévisée que le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé le début de l’offensive, 26 jours après la libération totale de la partie orientale de Mossoul, dans le cadre d’une opération de grande envergure lancée le 17 octobre dernier pour chasser l’EI de l’ensemble de la ville septentrionale.

“Ninive, nous venons libérer la partie ouest de Mossoul”, a proclamé Haider al-Abadi, en parlant de la province dont Mossoul est le chef-lieu.

Les forces irakiennes, formées de soldats, de policiers et de milices loyalistes, sont appuyées dans les airs par l’aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis et au sol par des conseillers militaires notamment américains.

La coalition a annoncé avoir mené samedi dernier neuf raids sur la région de Mossoul. Plus de la moitié des quelque 9 000 militaires de la coalition déployés en Irak sont américains et certains étaient visibles sur le front hier.

Selon le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, “la coalition intervient en soutien à cette opération” et “les forces américaines jouent le même rôle que pour l’est de Mossoul”. “Nous poursuivrons l’accélération de nos efforts pour détruire l’EI.”

La violence des combats qui s’annoncent inquiète cependant l’ONU, qui veut établir rapidement de nouveaux camps dans l’éventualité d’un exode, selon Lise Grande, sa coordinatrice humanitaire en Irak.

L’ONG Save The Children a appelé à “tout faire” pour “protéger” les 350 000 enfants dans l’ouest de Mossoul. “Ces enfants doivent choisir entre les bombes, les combats et la faim s’ils restent et les exécutions et les tirs de snipers s’ils tentent de fuir.”

Il avait fallu plus de trois mois de combats acharnés aux forces irakiennes pour venir à bout des jihadistes à Mossoul-Est.

 

AFP

 

 

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