J-17 avant la tentative de record du monde de ori Tahiti

    mercredi 13 janvier 2016

    Tamau par-ci, fa’arapu par là, ‘ami, varu, ope, ‘afata… Mains sur les hanches, bras au-dessus de la tête, puis sur le côté… À l’approche du jour J, la chorégraphie officielle du record du monde de ‘ori Tahiti a été décortiquée par les professeurs des écoles de danse afin d’être enseignée, depuis la reprise des cours cette semaine, aux élèves.
    Comme à l’école Aratoa, à Arue, où les cours adultes des mardis et jeudis sont réservés à cette danse de sept minutes. “On suit le mouvement parce qu’il y a de la demande au niveau des élèves et qu’on est une école de danse”, explique Kehaulani Chanquy, l’enseignante.
    “Certaines veulent relever le défi et je pense que c’est plus motivant de travailler en groupe que toute seule devant sa télé. Ça va durer trois semaines, ensuite on pourra reprendre nos chorégraphies pour la préparation du Heiva des écoles et de notre gala.”
    Du côté des élèves, “on pensait que ça allait être plus facile que ça”, confie Katia, à la fin du cours. “Mais ça me donne de plus en plus envie d’y participer. C’est vrai qu’au début, je trouvais que ça faisait loin, Papara. Ça aurait été bien que ce soit plus près. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui vont être un peu freinés par la distance. Ensuite, les sept minutes de danse aussi faisaient peur, mais je pense qu’à force de répéter, ça va aller.”
    La tentative de record du monde de ‘ori Tahiti aura lieu samedi 30 janvier au golf de Atimaono, à Papara. L’objectif est de réunir au moins 3 000 danseurs afin de battre le record du Mexique, qui avait réuni 1 539 danseurs le 5 septembre dernier, et qui prépare déjà une autre tentative de record du monde en mars pour battre le nôtre.
    Demain, un géomètre se rendra au golf pour délimiter les carrés de 50 personnes et ainsi faciliter le comptage. “Et jusqu’à présent, ça se passe très bien”, explique Makau Foster Delcuvellerie, qui organise cet événement avec sa fille Kohai. “Les écoles de danse me confirment petit à petit leur participation, tout comme les paroisses et les mairies. Les îles viennent aussi. Il y a Bora Bora qui arrive, Huahine, Raiatea, Moorea… Ils sont descendus pour apprendre la chorégraphie et sont repartis l’enseigner chez eux. L’armée est avec nous aussi, parce qu’on a besoin d’hommes. C’est une affaire du peuple, pas de groupes ou d’écoles de danse. C’est tout le monde qui arrive pour montrer qu’ils sont fiers d’appartenir à cette culture, c’est leur héritage.” 

    Vaiana Hargous

    Inscriptions

    1 000 F par danseur, comprenant un tee-shirt officiel de l’événement + une bouteille d’eau. Un bracelet sera également remis lors de l’inscription. Le jour de l’événement, chaque danseur devra le porter pour le comptage.
    La tenue réglementaire des danseurs est la suivante : couronne de fleurs de tête, pareu rouge (peu importe la matière), tee-shirt officiel du record et le bracelet.
    Les inscriptions se font au préalable auprès de toutes les écoles de danse, des groupes et des mairies, ou samedi 30 janvier sur place, à partir de 10 h 30.

    Contact :
    E-mail : recordumondeoritahiti2016@gmail.com
    Facebook : Record du monde de Ori Tahiti 2016

    Quand la cotisation fait polémique

    Lors de la médiatisation, mi-décembre 2015, des détails de cette tentative de record du monde, la grogne n’a pas tardé à se faire entendre au sujet de la cotisation de 1 000 F demandée par les organisateurs. Sur les réseaux sociaux, la comparaison a vite été faite avec le record du monde de ‘ukulele, pour lequel les participants n’ont pas eu à payer de cotisation. “Mais il faut arrêter les conneries”, lance Makau Foster. “Il y a forcément quelqu’un qui a payé pour cet événement, et c’est le contribuable. Nous, quand on fait des tamure marathons, c’est 1 000 F. Quand on va aux tamure marathons des autres écoles, c’est 1 000 F aussi. Par rapport à cet événement, c’est de l’argent qui sortira de ma poche. Je ne voulais pas dépenser un sou, mais finalement, on ne peut pas. On est obligé de dépenser quand même, parce qu’il y a la sécurité, les secouristes, le Guinness Book of Records, les tee-shirts, les bracelets et les bouteilles d’eau à payer. Donc la cotisation comprend plein de choses. (…) Le but pour moi est de toucher tout le monde, parce que c’est un héritage qui appartient à toi, à moi, et à chacun d’entre eux. Ça fait partie de notre patrimoine et nous ne devrions pas mettre de l’animosité là où il ne faut pas. Mon vœu est que tout le monde puisse mettre son ego de côté, qu’on travaille ensemble pour ce record, et après, chacun reprendra sa route. Viendra le Heiva, puis les concours de ceci et cela et on s’attaquera, on se fa’a’inora’a, on se fera du mal encore. Mais au moins qu’on soit unis par rapport à notre pays, pour récupérer ce bébé, ce ‘ori Tahiti qui n’est pas à eux, mais à nous. Donc à bon entendeur : tu veux venir, tu viens, si tu ne veux pas venir, reste chez toi, mais ne critique pas.”

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