Jaloux à la limite de la folie, il faisait vivre un enfer à sa femme

vendredi 27 février 2015

Le jeune homme de 28 ans, interpellé en début de semaine à Mahina pour toute une série de violences, physiques et psychologiques, commises depuis le 18 février sur sa concubine a été condamné à un an de prison ferme, hier, en comparution immédiate. Avec mandat de dépôt à l’audience. Il a quitté le palais de justice pour la maison d’arrêt de Nuutania.
Comme La Dépêche le révélait dès mercredi, le tane avait été interpellé après que sa femme, à bout, eut fini par se décider à aller déposer plainte à la gendarmerie.
Les enquêteurs ont découvert l’enfer que lui faisait vivre cet homme dont l’incohérence des propos hier à l’audience tenait presque de la folie.
Condamné en 2013 dans une précédente affaire de violences aggravées et libéré de prison, il y a un peu plus d’une semaine pour purger la fin de sa peine sous bracelet électronique, le tane a directement pris sa femme en grippe, l’accusant d’adultère avec l’un de ses oncles.
Incapable de lui faire entendre raison, la vahine a vécu quatre jours d’enfer jusqu’à ce qu’elle se décide à se tourner vers la justice. Le jeune homme lui a frappé la tête contre les murs et l’a traînée par les cheveux. Il a même tenté de l’étrangler en lui passant du fil électrique autour du cou.
Insomniaque, autoconvaincu que sa femme entretenait une liaison jusqu’à remettre en cause la paternité de leur propre enfant, le tane l’a réveillée la nuit à coups de gifles dans la figure. Il la suivait jusqu’au travail pour lui faire des scènes quand il ne l’empêchait pas purement et simplement d’aller au boulot.
“Je l’aime…”, a-t-il assuré malgré tout à l’audience. “Oui, mais vous êtes aussi peut-être capable de la tuer”, a rétorqué, sérieuse et inquiète, la présidente du tribunal au prévenu, enfermé dans son délire jusqu’à faire porter la responsabilité de la mort récente de son père, gravement malade, à sa femme et son prétendu amant. La théorie du complot.
Invitée à s’exprimer à son tour, la vahine a semblé être décidée à tourner la page. “Vous n’avez jamais pensé à le quitter ? Je veux dire : avant qu’il ne vous tue ?”, demande crûment un assesseur. “J’ai demandé le divorce”, a annoncé la jeune femme.
Son tane, surveillé de près par l’escorte de gendarmerie, lui lance un regard noir.
Épuisée, excédée par les violences et la jalousie paranoïaque de son tane, la malheureuse était allée jusqu’à lui mettre un couteau entre les mains pour lui demander de la tuer. Ce qu’il n’a heureusement pas eu le temps de faire.
Le tribunal l’a finalement condamné à deux ans de prison dont une année avec sursis et mandat de dépôt. Une peine assortie d’une obligation de soins pour ses problèmes mentaux avec interdiction, à sa sortie, de paraître au domicile du couple en raison de la demande de divorce en cours.

Compte-rendu d’audience Raphaël Pierre

 

jarzabek 2015-02-28 13:07:00
tu parles que des juges ! si ça c'est des juges, à moi la peur, est ce qu'un jour, les juges vont ceux mètrent à la place de la victime qui reçois les coups, les juges essaient même pas de s'imaginer ce que ressent la victime quand elle ce fait tabasser, violenter. Il y a bien longtemps que la vraie justice existe plus, on en a encore la preuve avec ce cas en question.


Christian !
Pito 2015-02-28 10:23:00
Je suis tout à fait d'accord avec Jarzabek, les juges ont ils pensé à cela ?
jarzabek 2015-02-27 12:20:00
ce pourrie mérite d'être enfermer 20 ans derrière les barreaux, dans un an, ce fou va recommencer et cette foi ci il pourrai bien aller plus loin, j'espère me tromper mais avec des cocos comme ça, ils sont capable du pire !
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