Jaloux maladif, au lieu de recoller les morceaux avec son ex-conjointe, il la frappe…

    vendredi 17 mars 2017

    tribunal justice

    (© archives LDT)

    Il est allé chez son ex-concubine dans l’espoir de recoller les morceaux d’une histoire déjà émaillée de violences, qui a pris fin en décembre 2016. Finalement, au lieu de reconquérir son cœur, T.P. a reproduit le même type de faits qui avaient causé la rupture de leur relation. Et lui a déjà valu d’être condamné.

    La trentaine, T.P. explique à son ex-petite amie qu’il a changé. Elle accepte qu’il vienne chez elle pour le week-end afin de s’expliquer et tenter peut-être de renouer les liens d’une histoire débutée en 2014.

    L’amour restera finalement à la porte et c’est la jalousie maladive dont souffre T.P. qui s’invitera rapidement à la soirée.

    Profitant que madame ait les yeux tournés, T.P. inspecte le téléphone de son ex. Un message suscite en lui le questionnement. “Merci mon psycho, ça me soulage, merci. Bisous.”

    Pas de quoi tirer de conclusions sur une nouvelle relation de la jeune femme, mais l’homme souhaite savoir qui est l’interlocuteur. L’ambiance refroidit, la victime assure ne fréquenter personne. Il dormira dans le canapé avant qu’elle ne le ramène le lendemain.

    Mais avant de repartir, elle le surprend en train d’espionner à nouveau son portable.

    Le ton monte. T.P. Explique : “J’ai juste posé ma main sur sa bouche parce qu’elle n’arrêtait de crier”. Et les ecchymoses à la mâchoire, les bleus au visage et aux avant-bras ? T.P. aurait en fait asséné des coups de poing, des coups de boule, tiré par les cheveux la victime et tenté de l’étrangler la victime. Des violences qui ont valu cinq jours de ITT à la victime.

    Comble du sordide, T.P. quittera les lieux après avoir souillé la garde-robe de la victime avec des excréments et brisé une bague d’une valeur d’un million de francs.

    Cet habitant de Raiatea, atteint d’une jalousie maladive, lorsqu’il était en couple avec sa compagne, lui interdisait par exemple d’avoir un compte Facebook.

    “Vous n’êtes pas propriétaire de la vie de cette personne”, a martelé le juge au prévenu qui avait notamment expliqué durant l’instruction : “Je veux que la relation s’arrête. À cause d’elle, j’ai des problèmes avec la justice”

    L’avocat de la victime a indiqué que la première condamnation n’avait pas servi d’avertissement. “Cela montre qu’il n’a pas compris”, a ajouté le procureur qui a requis huit mois de prison dont quatre avec sursis et l’interdiction d’approcher la victime.

    L’avocate aura beau dire que T.P n’avait ni bu ni fumé mais que c’est bien sa jalousie maladive qui mériterait d’être soigné, il a finalement écopé de huit mois de prison dont quatre avec sursis et l’interdiction d’approcher sa victime.

    Il a été conduit à la maison d’arrêt à l’issue de l’audience. 

    FC

     

     

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