Un jardin sur la berge de la Papeava, “un pari sur l’avenir”

    mercredi 16 novembre 2016

    tepapa jardin

    Le Pays a investi 12 millions de francs pour réhabiliter la berge de la Papeava et créer ce jardin. Si les riverains préservent ce lieu, il sera étendu sur une plus grande longueur. (© Caroline Perdrix)

     

     

    Hier, devant le lotissement social Tepapa 3, un jardin est apparu : 150 mètres de bord de route, en surplomb de la rivière, ont été délimités, plantés d’arbustes, de fleurs et de pousses de gazon ; des bancs, une table de pique-nique et des agrès parachèvent ce futur petit coin de verdure, si les riverains lui prêtent vie.

    “C’est le premier aménagement qu’on lance sur toutes les rivières. Mine de rien, c’est le premier projet d’envergure, a déclaré le ministre de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu. C’est un projet pilote, qui s’inspire un peu de ce qui marche aux jardins de Paofai : mettre en place des jardins où les gens peuvent se retrouver, revenir près de la rivière, pas forcément pour y jeter leurs déchets.”

    Car pour aménager ce jardin, il aura d’abord fallu enlever pas moins de six tonnes de déchets, dont plusieurs carcasses de voitures. Et le lit de la rivière en contrebas est à nouveau jonché de bouteilles, de canettes et de sacs plastique.
    De quoi s’interroger sur cet aménagement, le premier à voir le jour dans le cadre du “plan rivières” annoncé en mars par les ministres de l’Environnement et de l’Équipement.

    Car dans le même temps, la verbalisation des atteintes à l’environnement n’est toujours pas en place.

     

    Bientôt des zones de baignade dans les vallées ?

     

    “Le carnet à souches n’est pas encore prêt, mais il le sera bientôt, expliquait le ministre. Nous sommes en cours de formation des différentes polices municipales – il y a tout un plan de formation qui a été mis en place par la direction de l’environnement. Il n’y aura pas besoin de police verte puisque la police municipale pourra dresser des procès-verbaux, comme le permet aujourd’hui le code de l’environnement.”

    Heremoana Maamaatuaiahutapu ne nie pas la difficulté.

    “On ne changera pas les mauvaises habitudes qui ont été prises en trente ans d’un claquement de doigts. On est conscient de ça, c’est une opération qui se fera sur le long terme. Mais on veut s’inspirer un peu de ce qui a été fait dans l’éducation avec les aires marines protégées pour créer aussi, avec les enfants scolarisés, un plan de gestion de nos rivières. Ici, sur ce quartier, ça n’a l’air de rien mais c’est un premier pas.

    Si ce projet fonctionne, nous allons le reproduire tout le long de la rivière. C’est un pari sur l’avenir.
    Et pourquoi pas imaginer demain, plus haut où l’eau est propre, où il n’y a pas de pollution de la part des riverains, d’aménager des zones de baignade ?

    C’est ce qu’on envisage ici, à la Tipaerui et pour d’autres rivières.”

     

    C.P.

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