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Un jardin endémique et médicinal traditionnel au CESC

jeudi 19 janvier 2017

jardin médicinal CESC

Aujourd’hui peu utilisé, cet espace présentera bientôt un large éventail de la flore locale. (© Florent Collet)


Winiki Sage, le président du Conseil économique, social et culturel souhaite aménager un jardin avec des espèces médicinales et endémiques aux abords de l’institution. Une réunion est prévue ce matin avec le service des parcs et jardins pour finaliser le projet. Winiki Sage espère que le jardin sera prêt pour les Assises de l’environnement, en octobre.

 

Président de la fédération des associations de protection de l’environnement, Winiki Sage n’a pas oublié sa fibre écologiste en devenant, l’an dernier, président du Conseil économique, social et culturel (CESC).

Il a aussi remarqué que les jardins de l’institution n’étaient pas des plus exemplaires.

Rien n’y pousse alors qu’il y a des super-parterres aménagés, avec des murs en brique, et certaines plantes sont des pestes végétales comme certains palmiers.”

L’idée du président de l’institution est donc d’y installer des plantes médicinales et endémiques à destination des écoles et des touristes. “Demain, les gens viendront et auront la possibilité de voir un parterre de toutes les plantes médicinales que nous utilisons dans la pharmacopée polynésienne, de ne voir que des plantes endémiques.
Au lieu de palmiers qui viennent de l’extérieur, nous allons essayer de voir si nous ne pouvons pas avoir des palmiers de Makatea qui sont uniques, et aussi de planter des tau et des miro.” 

Si le CESC parvient à dégager un budget pour cela, ce qui n’est pas encore le cas, Winiki Sage ambitionne également la construction d’un kiosque à but éducatif, où les classes pourraient venir se réunir et apprendre à l’aide de panneaux informatifs.

Aujourd’hui, nous savons qu’il y a des plantes endémiques qui sont complètement inconnues de nos jeunes, dit-il. Il y aurait bien sûr les noms tahitiens, français et scientifiques. Une fois que l’on sait cela, c’est bien, mais de savoir qu’en plus, c’est unique au monde, c’est extraordinaire. Et qu’en plus, ces plantes ont des vertus médicinales, ça l’est d’autant plus.”
“Je pense que cela a un intérêt pour tout le monde, poursuit-il, y compris pour les touristes, qui sauront voir ici des plantes qu’ils ne verront nulle part ailleurs. Cela a du sens. C’est en centre-ville, avec les écoles à proximité, sur le parcours des visiteurs et notamment des croisiéristes qui remontent l’avenue pour aller voir la présidence. Jusqu’à maintenant, le jardin n’est utilisé que le soir par les gens qui baladent leurs chiens.”

Les jardins devraient donc être implantés au niveau de l’avenue Pouvana’a-a-Oopa et de la rue du Bataillon du Pacifique. Une réunion est prévue ce matin avec Guillaume Raynal du service des parcs et jardins pour finaliser le projet.

La présidence aurait déjà donné un accord pour que cette entité collabore avec le CESC pour l’aménagement de ce nouvel espace vert.

 

Les plantes médicinales sous surveillance

 

L’apport de compost sera nécessaire sur les parties qui surplombent le parking souterrain où les plantes médicinales pourront être plantées et les arbres aux racines plus profondes seraient en pleine terre plus proches de la route.

“Nous avons envie de faire une plantation de tipaniers de différents types sur le bord de la route parce que nous savons que les gens aiment ramasser leurs fleurs”, indique Winiki Sage.

Si le président du CESC veut se montrer généreux avec les fleurs, les plantes médicinales ne pourront être laissées en libre-cueillette auprès de la population sous peine de ne pas survivre.

Faute d’avoir le budget pour installer des barrières, le CESC comptera sur la surveillance assurée par les gardiens de la vice-présidence et l’aide financière et surtout logistique du service des parcs et jardins.

La réunion prévue ce matin entre les deux entités permettra de finaliser ce projet qui peut paraître en dehors des prérogatives du CESC.

“Au contraire, répond Winiki Sage, c’est une image de l’apport de la société civile. Notre mission, avant tout, est de donner notre avis, mais aussi de participer à l’information de la société civile. C’est noble, je trouve. On nous reproche souvent de ne penser qu’à nous. Mon objectif, depuis que je suis là, est d’essayer d’ouvrir les portes du CESC au maximum, le jardin serait un endroit où l’on accueillerait les gens.”

Les premiers coups de pioche devraient être donnés lors de ce premier trimestre et Winiki Sage espère que le jardin sera déjà prêt pour les Assises de l’environnement, en octobre.

F.C.

 

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