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Dès qu’il pleut, son jardin se transforme en marécage

mercredi 15 février 2017

Charles Nakeaetou

En cette saison des pluies, Charles Nakeaetou a continuellement les pieds dans l’eau. (© Anne-Charlotte Bouleau)


 

Située en contrebas d’une pente, dans une petite cuvette, la parcelle de Charles Nakeaetou est régulièrement inondée. Malgré de multiples constats et une convention passée avec la commune en 2010, aucuns travaux n’auraient été engagés. Selon le retraité, pour solutionner le problème, c’est l’aménagement du système d’évacuation du quartier qui doit être repensé.

 

D’origine marquisienne, Charles Nakeaetou, 59 ans, réside dans le quartier Tevihonu, à Taravao, côté montagne, depuis 2003.

Par l’intermédiaire de sa femme, il occupe une parcelle en partie inondée dès que la pluie s’invite. Et pour cause : située en contrebas d’une pente, dans une petite cuvette, elle recueille des torrents d’eau, se heurtant au mur de la propriété bordant la sienne.

Et comme si cela ne suffisait pas, plusieurs évacuations de ce même voisin se déversent directement sur son terrain.

“Depuis que j’habite ici, jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été fait pour solutionner ce problème”, confie le retraité, déterminé à faire bouger les choses, avec le soutien de deux riverains, Timiona Teheura et Georges Handerson, ex-ministre de l’Environnement. En mars 2010, une convention avait pourtant été passée entre la commune de Taiarapu-Est et le voisinage, dont l’église adventiste, dans le cadre d’un aménagement provisoire, programmé sur une durée de trois ans, en vue de faciliter l’évacuation de l’eau stagnante. Selon les trois résidents, les travaux envisagés n’auraient jamais été réalisés.

Sept ans plus tard, malgré les constats effectués par divers services, la situation semble plus que jamais au point mort.

Charles Nakeaetou continue donc d’avoir les pieds dans l’eau dans son jardin, qui ressemble davantage à un marécage. “Il y a des chevrettes, des anguilles, des poissons, de tout !”, assure-t-il, sans oublier les nénuphars.

 

Un risque sanitaire

 

Sur le plan sanitaire, ce ne sont pas les moustiques qui l’inquiètent. “C’est une centrale nucléaire ! Il y a tellement de produits qui s’écoulent jusque chez moi avec la pluie que je ne peux plus rien planter”, déplore-t-il. Au début du mois, les fortes précipitations survenues sur la Presqu’île ont renforcé le phénomène.

Pour éviter que l’inondation gagne l’intérieur de son domicile, généralement, Charles Nakeaetou n’a pas d’autre choix que de nettoyer lui-même plusieurs mètres de caniveau. “Je suis obligé, et c’est toujours mieux que de me tourner les pouces”, lance-t-il.

Selon lui, un simple remblai, pour résorber la cuvette, ne suffirait pas. La priorité serait d’aménager un système d’évacuation digne de ce nom, bétonné, en lieu et place de l’actuel sillon de terre qui longe son terrain, sujet aux débordements.

En attendant, le retraité s’est orienté vers une location, à Faaone, afin de recevoir sa famille, et notamment ses petits-enfants, dans de meilleures conditions. 

 

A.-C.B.

 

 

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