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Les jardins partagés qui créent du lien

mercredi 5 juillet 2017

 

jardins partagés

Dix familles exploitent cet immense terrain communal situé sur les hauteurs de Arue. Un projet collaboratif qui donne le sourire. (© Photo : Claire Allavena)


Les jardins partagés de Arue est un projet social qui existe depuis 2012. Dix familles du quartier Erima ont ainsi pu louer une parcelle de terre pour produire leurs fruits et légumes biologiques grâce à cette initiative. Hier, dans les jardins de la mairie de Arue, les producteurs ont vendu leur récolte.

Entre mer et montagne, sur les hauteurs de la commune de Arue, se dressent les “jardins partagés Hotu ora no Erima”, créés en 2012.
Le projet,  basé sur un immense terrain communal, réunit aujourd’hui dix familles autour de l’agriculture biologique.
Choux, salades, aubergines, pota, tomates…, ce potager luxuriant, situé près du quartier social de Erima, est né d’une envie forte de revaloriser habitants et espace communal.

Le potager est divisé en dix lopins de terre de 135 m2. L’initiative est synonyme de partage et d’apprentissage comme le souligne avec enthousiasme Yannick Mao, agent du service social communal et pilote du projet “jardins partagés”.
“À l’intérieur du potager, il  y a une réelle cohésion et une entraide qui s’étendent jusque dans le quartier. C’est un projet qui crée une vraie dynamique. Chez eux, déjà, ils sont valorisés, puis quand ils vendent leurs produits, Ils ont plein de félicitations. Cela crée un réel partage avec un objectif commun. Des fois, ils viennent sur leur potager juste pour échanger, parler de tout et de rien…”, explique-t-il.
Une présence conviviale qui permet aux acheteurs de venir tous les jours entre 6 et 8 heures pour se fournir en légumes frais sur place.
 

 

L’agriculture biologique à l’honneur

 

Si le partage est au cœur des préoccupations, la qualité est aussi au rendez-vous. Grâce aux cours de Gilles Tehau Parzy, consultant spécialisé en agrobiologie, ces producteurs, souvent amateurs, bénéficient d’une formation continue en agriculture biologique.

“C’était très important d’avoir cette étiquette santé. Faire des produits sains rend ces familles fières de leur récolte”, souligne Yannick Mao. “Et puis, la clientèle est très demandeuse de produits bio, surtout en Polynésie, où il n’y a pas beaucoup d’offres dans ce domaine. D’ailleurs, ce serait bien que les plus gros producteurs s’y mettent aussi.”

Si la fierté est palpable, elle ne se limite pas uniquement à leur production. “On veut en faire de bons agriculteurs, mais aussi de bons gestionnaires”, assure le pilote du projet.

En plus des notions agricoles, les producteurs en herbe bénéficient d’aide à la gestion de budget, celle du potager mais aussi pour le budget familial.
Une combinaison qui semble séduire tous les acteurs de ce projet humain et nature, à en juger par l’affluence, hier après-midi, dans les jardins de la mairie de Arue. À l’ouverture du marché à 14 heures, curieux et aficionados s’étaient donné rendez-vous. En quasiment une demi-heure, les étals ont été dévalisés, laissant producteurs heureux et clients satisfaits.
Un marché qui devrait être renouvelé.

 

Claire Allavena

 

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