Jean-Christophe Bouissou : “Il faut démultiplier l’offre d’activités touristiques”

    jeudi 28 mai 2015

    Quel était l’objet de la réunion du comité ? 
    Nous avons passé en revue toute la réflexion sur la définition de notre politique sectorielle du tourisme. L’étape suivante sera une communication que je ferai en conseil des ministres avec les priorités que nous estimons nécessaires dans le cadre de cette politique sectorielle dans un certain nombre de domaines, que ce soit en matière d’infrastructures, d’organisations, de commercialisation de la destination, d’élaboration des offres de produits. C’est peut-être sur ce dernier point, où nous devons faire un effort important en Polynésie, que l’on pourra faire connaître exactement le produit polynésien qui est en fait un ensemble de produits proposés en terme d’activités pour les touristes. La communication en conseil des ministres fera l’objet d’un débat public, y compris au sein du conseil économique, social et culturel (CESC) et de l’assemblée, afin que nous soyons tous en adéquation sur ce développement sectoriel du tourisme. 

    Quelle a été l’aide du travail mené par l’agence calédonienne Kahn ? 
    Elle n’a fait que récupérer l’ensemble des réflexions menées en Polynésie française depuis un certain nombre d’années, et y compris celles menées par le ministère du Tourisme, la présidence, le gouvernement et au-delà par les acteurs du monde économique et social. À partir de ce travail qui a déjà été réalisé, il nous fait discerner les mesures qui rentrent dans une certaine forme de cohérence de politique de développement touristique et arrêter nos priorités. 

    Comment cela va se traduire concrètement par la suite ? 
    Cela va se concrétiser par une planification sur les prochaines années, avec un certain nombre de structures qui vont se mettre en place, des textes de loi qui vont être votés par l’assemblée, des budgets qui vont être consacrés au financement d’infrastructures. Cela concourra à atteindre le même objectif : augmenter substantiellement la fréquentation touristique de la Polynésie et les dépenses touristiques. 

    À première vue, la priorité est de mieux faire connaître notre destination ? 
    Ce n’est pas uniquement une question de mieux faire connaître. C’est comme un magasin. Vous pouvez avoir l’enseigne mais, si à l’intérieur, vous n’avez à rien à proposer, vous ne vendrez rien. La Polynésie, au-delà de la destination, du marketing et de la promotion, c’est aussi des gens, de l’artisanat et des activités. Il faudrait peut-être aussi en proposer de nouvelles. Nous ne souhaiterions pas que des touristes qui viennent ici restent cloîtrés dans leurs chambres ou simplement sur des bateaux de croisière. Notre souhait est que ces gens dépensent dans des activités que l’on doit pouvoir proposer. Il faut donc démultiplier l’offre en termes d’activités touristiques pour la Polynésie, et là, nous aurons une augmentation des dépenses. 

    Comment multiplier cette offre ? Des avantages fiscaux ? 
    Pas forcément, mais avec des soutiens à l’implantation d’un certain nombre d’activités. Avec la mise en œuvre du Tahiti Mahana Beach, il faut présenter à côté d’autres activités. Si l’on ne se soucie pas de l’intérieur de l’île, du tourisme vert, du fait d’investir dans des sentiers, voire même dans d’autres activités culturelles, il est bien clair que les touristes ne sortiront pas du Tahiti Mahana beach. C’est de tout cela dont il s’agit, c’est donc faire preuve d’imagination que de proposer à Tahiti, mais aussi dans les îles, des activités qui, aujourd’hui, ne sont pas lisibles et ne sont pas connues du public touristique. 

    Est-ce que l’ouverture de casino fait partie des activités nouvelles que vous souhaitez proposer à nos visiteurs ? 
    Toutes ces questions sont évidemment traitées en termes d’activités. Bien sûr, les casinos ne sont pas une question qui est occultée. Nous en parlons même dans le cadre de nos grands projets qui vont se mettre en place, il ne s’agit pas non plus pour nous de démultiplier ce type d’activités, mais simplement de les réserver à des zones de forte concentration touristique. 

    Propos recueillis par F. Collet

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-05-30 16:41:00
    "Il faut faire preuve d'imagination" : hé hé.... faites preuve d'imagination - par exemple pour lancer un service VIP en ROLLS-ROYCE -.... et ce sont les Buissou et autres requins douaniers qui vont être aux abois hoohohohohoho rollstahiti@gmail.com
    plouf 2015-05-30 12:10:00
    il faut de l'activité: commerces ouverts le weekend et le soir; un casino et des animations de rue.
    Roderick Page 2015-05-29 19:04:00
    Si vous souhaitez savoir ce qu'il veut un Tahitien, alors il faut demander un Tahitien. A dire constamment au touriste ce qu'il veut, peu importe comment bien intentionné, ne répondra pas aux attentes des deux parties.
    Michel 2015-05-28 12:33:00
    Il faudrait peut-être baisser le montant des billets d'avion, métropole/Tahiti et inverse, ou remettre la concurrence des transports aériens, à ce moment là il y aura du tourisme comme nous l'avons connu, il y a une quinzaine d'année du temps de nouvelles frontières, A.O.M ; Corsaire, à l'époque où Air Tahiti Nui et Air France n'avaient pas le monopole.
    Pito 2015-05-28 10:17:00
    Des choses simple comme la formule "all inclusive" dans les hôtels.....jusqu'à maintenant personne n'en parle. Cette formule fait un carton dans tous les pays où elle est pratiquée. La cote ouest des États Unis n'est qu'à 8 heures d'avion, la Nouvelle Zélande à 5 heures, l'Australie à 8 heures. Pourquoi n'y aurait il pas de vol charter depuis ces pays si au bout les touristes peuvent bénéficier dans de bonnes conditions tarifaires, de cette formule appréciée partout. Des pays comme la République Dominicaine, l'Ile Maurice et d'autres ont depuis longtemps adoptée cette formule et des charters arrivent de toute l'Europe (8 heures d'avion), soit les salaires des salariés sont moins élevés, mais l'attrait de notre Fenua peut permettre des prix légèrement plus chers. Alors pourquoi aucun hôtel ne propose cette solution ? C'est bien beau de réfléchir à des projet à 3 milliards, il existe des solutions qui coûteraient moins chères et qui pourraient être mise en place ridement. Des fois je me demande si les personnes qui réfléchissent sur le tourisme sont les bonnes !!!!
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