Jean-Louis Grégori se dit “spolié par le gouvernement”

    mardi 27 octobre 2015

    Le tribunal du commerce a rejeté, hier matin, le plan de continuation présenté par l’actuelle direction du golf de Moorea et a ouvert la porte à une reprise par l’Océanienne de développement touristique (ODT), une filiale à 100 % de la banque Socredo.
    Cette dernière se propose de racheter l’ensemble des terrains et des infrastructures existants à Temae pour un montant global de quelque 264 millions de francs. Une somme jugée dérisoire par le promoteur du golf, Jean-Louis Grégori, comparativement à la valeur réelle du bien, selon lui. L’intéressé se dit aujourd’hui “spolié par le gouvernement qui emploie des méthodes de voyou en envoyant sa banque et en utilisant le tribunal de commerce”.
    Le promoteur n’hésite pas à faire le parallèle entre ses mésaventures et le dossier Adidas opposant depuis des années l’homme d’affaires Bernard Tapie au Crédit Lyonnais. “Dans mon cas, c’est encore plus machiavélique. Les banques m’ont mis en faillite pour s’accaparer du bien pour une somme dérisoire”, dit-il.
    Selon Jean-Louis Grégori, la proposition de reprise faite par la filiale de la Socredo équivaut à un coût d’achat de “264 F le mètre carré”.
    Or, “l’expert a chiffré le tout à 5,8 milliards de francs, mais en partant de 12 000 F le mètre carré. Et aujourd’hui, les terrains à Moorea se situent entre 25 000 et 30 000 F le mètre carré”. “Dans trois ou quatre ans, quand ils revendront, cela représentera des milliards”, prophétise le promoteur qui considère qu’en “Polynésie, ce sont les banques qui font la loi”.
    Pour autant, Jean-Louis Grégori entend continuer le “combat” et annonce qu’il fera appel de la décision du tribunal de commerce.
    “La société, créée par la Socredo, n’existe pas. Il n’y a pas de personne physique désignée en son sein”, conclut le promoteur pour qui la décision rendue hier matin l’a été “hors cadre légal”. 

    J-B.C.

     

    Broux 2015-11-06 03:11:00
    L'hôtellerie polynésienne en péril avec la chute du tourisme
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    La Polynésie française, affectée par une baisse continue de la fréquentation touristique en raison du coût du voyage vers ces îles du Pacifique, voit ses hôtels fermer l'un après l'autre.

    Dernier en date, le Sofitel Tahiti Maeva Beach Resort, implanté à Punaauia sur la côte Ouest de Tahiti, devrait fermer ses portes définitivement le 30 novembre, a annoncé Thierry de Jaham, directeur général du groupe Accor (AC-43,80 € 1,08 %) en Polynésie française.

    Le Sofitel Tahiti, l'un des établissements les plus prestigieux de l'archipel depuis un peu plus de 40 ans, accuse des pertes cumulées d'environ 20 millions d'euros.


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    Cent cinq emplois devraient être supprimés, ainsi que des emplois indirects, le groupe Accor envisageant des reclassements dans ses autres hôtels de Polynésie qui ne sont pas menacés de fermeture: le Sofitel Ia Ora de Moorea et le Sofitel de Bora Bora.

    De 250.000 par an il y a encore quelques années, le nombre de visiteurs est passé à environ 160.000 en 2011, soit le niveau de fréquentation des années 80.

    L'hôtellerie polynésienne est menacée à terme d'extinction, estiment les spécialistes du secteur.

    Le "Clud Med" de Moorea a été fermé il y a quelques années et celui de Bora Bora en 2009. Le Bora Bora Lagoon Resort


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    a lui aussi fermé ses portes (septembre 2010), comme le Hilton Tahiti (mars 2010), le Mandarin (juin 2011) et le Royal Papeete encore récemment.

    "LES PERTES SONT ABYSSALES"

    Ne restent plus sur l'île de Tahiti que le Méridien, vendu en 2011 à un groupe samoan (Aggie Grey's), l'hôtel Manava, qui serait à vendre, l'hôtel Intercontinental (ex-Beachcomber), et deux petits hôtels de catégorie moyenne, le Tahiti Airport Hotel et l'Hôtel Tahiti Nui. Enfin demeure sur la côte Est l'Hôtel Radisson, qui se transforme petit à petit et bâtiment par bâtiment, en appartements.


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    "Les actionnaires remettent de l'argent au pot, mais ça ne durera pas longtemps, parce que les actionnaires ne sont quand même pas une multinationale", estime Joël Allain, un investisseur local très présent dans les hôtels des îles à travers la chaîne des "Pearl".

    "Tous les hôtels devraient fermer si on était raisonnables. Les pertes sont abyssales. On ne peut pas tenir longtemps comme ça. Structurellement, il y a un vrai problème. On est dans une situation absolument dramatique", souligne-t-il.

    Parmi les raisons évoquées pour expliquer cet effondrement du tourisme à Tahiti et dans ses îles, deux prédominent: les grèves à répétition dans les compagnies aériennes, Air Tahiti


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    et Air Tahiti Nui, et celles à l'aéroport, qui rendent la destination peu sûre pour les agents de voyage.

    Mais aussi le coût prohibitif des billets d'avion, dont le prix a plus que doublé depuis que Air Tahiti Nui, compagnie internationale voulue par Gaston Flosse, exerce un quasi monopole des tarifs, en code-share avec Air France.

    "FOU FURIEUX"

    Pour Franck Guillot, président de la Fédération de l'hôtellerie indépendante, "ce n'est que le début" de la fin.

    "Actuellement, on est hors marché. Notre billet international est trop cher et notre billet inter-îles est trop cher (...). Dans


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    le monde, pour venir en Polynésie, il faut être fou furieux", juge-t-il. "J'ai des clients qui m'ont avoué avoir payé 8.700 euros de billets d'avion pour trois personnes".

    "C'est toute l'hôtellerie internationale qui va être touchée chez nous, c'est inéluctable. Les responsables, ce ne sont pas les acteurs du tourisme, ce sont les politiques (...) ils n'ont pas d'idées, ils sont incompétents. La vraie responsabilité, ce sont ces gens-là", lance-t-il.

    Le 17 juillet dernier, les trois co-présidents du Conseil des professionnels de l'hôtellerie, Jean-Marc Mocellin (Intercontinental), Thierry de Jaham (Accor Sofitel) et Nicolas Gautier, ainsi que le président de l'Union polynésienne de l'hôtellerie, Christophe Beaumont, avaient adressé un long courrier au président Oscar Temaru, courrier resté sans réponse.


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    Dans cette lettre, ils notaient que depuis six ans, "la destination a connu une baisse de plus de 77.600 touristes".

    "Le nombre de nuitées vendues dans l'hôtellerie internationale a chuté de 25,04% et le prix moyen par chambre occupée a chuté de 11,4 %sur l'île de Tahiti", écrivent-ils.

    Parallèlement à ces problèmes, les professionnels dénoncent "une avalanche d'augmentations de prix et de taxes".

    Dès février 2010, le promoteur immobilier Thierry Barbion, propriétaire du Radisson, déclarait: "Tout le monde est vendeur, tous les hôtels de l'île perdent de l'argent, en moyenne 1,8 à 2,1 millions d'euros par an".

    Edité par Sophie Louet
    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-10-27 23:11:00
    " en utilisant le tribunal de commerce” + "hors cadre légal" = tout un programme !!!
    Eh oui, c'est un tribunal "mixte" de commerce de surcroît (sic) hohohohohoho
    Tiens bon Monsieur Jean-Louis GERGORI car le vent tourne hihihihihi
    rolsltahiti@gmail.com
    jacques 2015-10-27 18:58:00
    Mon tonton, vingt ans d'Afrique, m"a toujours dit : n'investis jamais sous les bananes,
    entre les revolutions ( Congo ...), les coups d'etat ( Madagascar...) et les republiques bananieres, c'est trop dangereux...
    Tahiti, c'est joli, mais y'a pleins de bananes...
    courage, Mr Gregori,
    Ici il n'y a que la defisc. d'hotels ou de bateaux.
    J'y pense, ne dit-on pas banque commerciale ?
    Gregoire 2015-10-27 14:28:00
    Oui les banques font leur loi en Polynésie , en aucun cas , elles ne s'impliquent et prennent des risques pour le développement du commerce et de l'industrie dans ce pays , comme d'ailleurs toutes les banques dans le monde , leur seul objectif faire du profit sur le dos de leur clients.
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