Jean-Marie Bigard : “Je suis nous”

jeudi 9 avril 2015

Grand ami d’Olivier de Kersauson depuis 25 ans qui a eu le plaisir de barrer Géronimo, Jean-Marie Bigard, 61 ans bientôt, du signe du Taureau, est un humoriste, acteur, réalisateur et écrivain français. Il est à Tahiti pour la première fois et arrive de Nouvelle-Calédonie pour présenter un florilège de ses meilleurs sketchs, sa “league 1”.
Le public l’a découvert dans les années 1980 dans La Classe. Depuis, il a vendu des millions de DVD, rempli le Stade de France l’année dernière – “un souvenir incroyable” dont il peut parler 20 minutes sans s’arrêter comme hier -, s’apprête à réaliser son premier “one-woman show” en novembre (son 10e spectacle) après son célèbre “lâcher de salopes”, “Bigard, nous les femmes”, et s’amuse de son titre d’humoriste “le plus grossier de France”. Au-delà de cette étiquette, c’est un homme profond et profondément croyant, simple, plein d’empathie, qu’il nous a été permis de découvrir à quelques jours de son premier et unique spectacle tahitien. Confidences.

Qu’est-ce qui vous fait rire ?
Ce qui me fait rire depuis que je suis sorti du ventre de ma mère, c’est la nature humaine. Mon humour est très global, je ne m’intéresse pas spécialement aux gens, à la politique, à l’actualité. Il y a tellement de choses qui sont vraies depuis si longtemps, de l’homme préhistorique jusqu’à maintenant, qu’on peut rigoler de la nature humaine.

Y a-t-il des choses qui ne vous font pas rire ?
Oui, bien sûr, et des choses qui me mettent en colère aussi. Ce n’est pas terrible de se mettre en colère mais très souvent, je vais m’en sortir avec un petit “scud” sur la bêtise humaine. 

Vous avez le titre “d’humoriste le plus grossier de France”. Quel est votre avis ?
Grossier, certains disent vulgaire. J’ai fait beaucoup de latin, vulgaire vient de vulgus, c’est vulgariser, donner au peuple. Donc je ne suis pas choqué. Comme je m’intéresse à la nature humaine, c’est bien quand nous sommes tous nus sous la douche, une fois qu’on a retiré les uniformes, les grades, les titres, cela me va bien. Les petits travers de la vie, nos défauts sont souvent plus drôles dans le slip que sur le coude. Je veux bien faire un spectacle sur le coude, mais on va se faire chier.
Vous avez traversé des moments difficiles dans votre vie. Le rire est une force pour surmonter ces épreuves ?
Tout le temps, il est une bouée de sauvetage qui est là, en permanence. Le rire peut nous sauver de tout, même si on a tout perdu. C’est la fenêtre par laquelle tu peux te barrer n’importe quand. Je fais rire car c’est une manière d’exister. J’ai fait un livre qui s’appelle Rire pour ne pas mourir, c’est exactement ça. Le plus beau cadeau qu’on peut faire à son prochain, c’est de vouloir le faire rire.

Propos recueillis par Christophe Cozette

Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche du 9 avril ou au feuilletage numérique.

Jean-Marie Bigard à To’ata, demain, à partir de 20heures. Prix : à partir de 4 500 F, en vente à Vodafone Carrefour Punaauia et centre-ville et sur www.synergence.pf 

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