Jeux du Pacifique – Tahiti au grand complet en Papouasie

    samedi 27 décembre 2014

    2014 se meurt, 2015 pointe son nez et pour une grande partie du monde sportif local, la dernière ligne droite vers les Jeux de Papouasie-Nouvelle-Guinée est lancée (4 au 18 juillet). En coulisse, on s’active depuis plusieurs mois déjà, c’était donc l’occasion
    de faire un point sur les avancées avant de basculer sur la nouvelle année.

    C’est avec un grand soulagement que le mouvement sportif et plus particulièrement les 19 fédérations concernées par les prochains Jeux du Pacifique organisées en Papouasie-Nouvelle-Guinée ont découvert que, dans le budget primitif du Pays qui a été voté par l’Assemblée en début de mois, une enveloppe de 120 millions de Fcfp avait été dégagée. Cette somme équivaut au prévisionnel du Comité olympique de Polynésie française pour déplacer une délégation digne de ce nom.
    Cela signifie tout simplement que le gouvernement d’Édouard Fritch a pris la pleine mesure de l’importance d’un tel rendez-vous dans le calendrier sportif local, et ce malgré les difficultés financières que traverse le
    Pays. Tauhiti Nena, président du COPF, et tous les membres du bureau lui en sont grandement reconnaissants.

    Une liste de présélectionnés établie très en avance

    Ce sont donc près de 400 Polynésiens de Tahiti et des îles, sportifs et dirigeants, qui devraient prendre place à bord d’un des avions d’Air Tahiti Nui qui effectuera pas moins de trois rotations (une au début des Jeux, une au milieu et une à la fin) pour déposer et ramener des athlètes que l’on espère voir couverts d’or.
    Selon le prévisionnel en date du 3 décembre, il est fait état d’une délégation de 428 personnes (avec l’équipe d’encadrement), sur les 435 qui sont autorisées pour Tahiti, qui devrait être affinée par les fédérations avant la fin du mois de janvier lors de l’Assemblée générale du COPF pour avoisiner les 380. En fonction des places disponibles, il sera possible pour certaines fédérations, moyennant finances, d’emmener plus de participants. Une petite délégation de rameurs des Cook aimerait aussi pouvoir être sur le premier vol, mais cela reste conditionné aux mêmes règles.
    L’anticipation des listes devrait laisser le temps au pays organisateur de préparer les milliers de badges nécessaires, quitte à ce que plusieurs centaines ne soient pas utilisées par des sportifs non retenus par leur fédération. Il faut savoir qu’un mois avant les Jeux, il n’est plus possible de rajouter un athlète qui n’aurait pas été dans la liste de janvier. Il va s’en dire que même si les moyens sont proportionnellement plus importants que ceux des derniers Mini-Jeux à Wallis-et-Futuna, la politique sportive restera la même : ne sont sélectionnables en sport individuel que ceux qui sont potentiellement médaillables.
    C’est à la fin du mois de juin que s’envoleront les 291 premiers passagers, afin de s’acclimater mais aussi, pour certains, de commencer leurs épreuves avant même la cérémonie d’ouverture comme les footballeurs, les basketteurs, les pongistes et les joueurs de touch (rugby sans plaquage).
    Sur les 29 disciplines sportives au programme, Tahiti pendra part à 21 d’entre elles. Les fédérations concernées ont eu quatre ans pour se préparer et ce parfois dans des conditions difficiles par manque de moyens financiers. Le COPF n’ayant pas été directement doté par le Pays ou l’État, il n’a pas été en mesure de les aider. Elles ont néanmoins pu bénéficier d’aides via le ministère des Outre-mer qui, en 2014, a dégagé cinq millions de Fcfp et le Pays neuf millions de Fcfp. Pour 2015, elles peuvent espérer percevoir à nouveau cinq millions du ministère des Outre-mer et cinq autres du ministère des Sports métropolitain. Quant à l’aide du Pays, elle doit encore être négociée.

    Entrée de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande

    Il n’y aura en tout cas rien de trop pour lutter contre le pays organisateur fort de 700 athlètes mais aussi de Fidji qui annonce 5 à 600 participants. La Nouvelle-Calédonie devrait être logée à la même enseigne que Tahiti mais devrait encore surfer sur l’investissement humain de 2011 pour jouer les premiers rôles.
    Les places sur le podium seront donc très chères et que dire de l’arrivée des deux grands voisins que sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande ? Ces Jeux ne seront que les prémices d’une intégration plus soutenue à l’avenir et qui devrait permettre au sport océanien d’avoir une aura plus importante sur la scène mondiale. Pour devenir des jeux continentaux qui bénéficieraient dès lors d’une aide logistique et financière soutenue de la part du Comité international olympique.
    Les retombées seraient tout autre avec des subsides pour les pays participants auxquels Tahiti n’avait pas le droit jusqu’à présent (puisque seulement membre associé du Comité olympique national océanien, ONOC) et des possibilités de qualification aux Jeux olympiques.
    Rugby, voile et taekwondo verront donc dès 2015 leur niveau rehaussé par l’arrivée des deux grandes puissances, ce qui devrait coûter quelques médailles à Tahiti en voile et surtout en taekwondo. La boxe et le football pourraient aussi être impactés mais c’est pour le moment à l’étude. Il faudra attendre la fin mars lors de la dernière réunion pré-Jeux à laquelle participeront pour Tahiti Tauhiti Nena, un représentant du ministère des Sports et Gordon Barff, qui a été nommé chef de mission, pour en savoir plus.
    En attendant, que chacun et chacune se préparent activement car les mois vont défiler.

    Luc Ollivier

    Prévisionnel de la délégation de la Polynésie française au 3 décembre 2014

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