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Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

jeudi 24 novembre 2016

Le film Chanda, une mère indienne, qui sera projeté en version originale sous-titrée en français, raconte l’histoire de Chanda, femme de ménage. Lorsque sa fille Appu lui annonce qu’elle veut quitter l’école pour devenir femme de ménage, Chanda prend la décision surprenante de retourner à l’école, dans la classe de sa fille. Elle n’en partira que lorsqu’Appu la battra en mathématique. Les deux femmes se mettent alors à travailler dur pour réussir. (© DR)

Le film Chanda, une mère indienne, qui sera projeté en version originale sous-titrée en français, raconte l’histoire de Chanda, femme de ménage. Lorsque sa fille Appu lui annonce qu’elle veut quitter l’école pour devenir femme de ménage, Chanda prend la décision surprenante de retourner à l’école, dans la classe de sa fille. Elle n’en partira que lorsqu’Appu la battra en mathématique. Les deux femmes se mettent alors à travailler dur pour réussir. (© DR)

 

 

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes se tient vendredi. Au fenua, outre une campagne de prévention, une projection suivie d’un débat aura lieu dès ce soir. La course Cours pour elles se tiendra samedi.

 

 

Tahiti se mobilise aussi pour la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée le 25 novembre. La délégation à la famille et à la condition féminine a fait le choix cette année de ne plus parler uniquement des victimes de violences, mais des alternatives existantes et des prises en charge possibles pour les auteurs, afin d’enrayer la récidive, mais surtout de pouvoir proposer aux familles l’opportunité de sortir du cycle de la violence, voire de ne jamais y entrer.

Elle a ainsi mis à jour différents supports d’information qui ont commencé à être distribués lundi, tels un référentiel “Lutter contre les violences au sein du couple et les formes de violences familiales” avec un volet connaissance partenariale et un volet éclairages, bonnes pratiques et procédures ; des cartes numéros utiles distribués au grand public ; ainsi que des schémas de procédure victimes et auteurs “Je suis violent” et “Je suis victime” sous forme de posters traduits en tahitien et amenés à être affichés dans des lieux publics.

À la demande de la délégation, la chaîne TNTV a également consacré hier soir son émission A tau’a parau ana’e à dresser le portrait type des auteurs de violences conjugales. Ce débat animé par Sophie Guébel n’avait pas pour seul objectif de mettre en avant les violences conjugales, mais bien de faire un état des lieux des violences intrafamiliales qui sont au cœur de l’actualité de ces dernières années.

Les violences ou atteintes volontaires à l’intégrité physique ont doublé sur les dix dernières années et représentent depuis 2013 plus de 2 500 faits par an. Si les faits de violence ont doublé, c’est qu’il y a deux fois plus d’auteurs de violences. Pour la délégation, il faut donc s’attacher à comprendre le processus qui amène un individu à devenir violent pour agir en amont dans les générations futures.

Enfin, quatre spots de prévention réalisés par la 1re bac pro com visuelle du lycée Saint-Joseph de Pirae ont commencé à être diffusés sur les chaînes de télé locales.

Parallèlement aux actions de la délégation à la famille et à la condition féminine, d’autres associations ont également souhaité marquer le coup avec des événements à but caritatif, comme la projection ce soir au Majestic Tahiti du film Chanda, une mère indienne ou la course Cours pour elles, samedi à Mahina (lire ci-dessous).

 

V.H.

 

Cours pour elles, plus que quelques jours pour s’inscrire

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Il ne vous reste plus que quelques jours pour vous inscrire à la manifestation sportive Cours pour elles, organisée par l’association Utuafare mataeinaa, à Mahina, samedi. Cette année, deux parcours sont proposés. Il y a la course populaire (en vert) qui débutera de la plage de la pointe Vénus à 8 heures. Et la course des “élites” (en rouge) à 7 h 30.

Les participants s’élanceront de la pointe Vénus en suivant la plage de la baie de Matavai pour arriver au pied du phare (lire La Dépêche du mercredi 16 novembre).
Les inscriptions sont encore possibles auprès du service des affaires sociales communales de Mahina ou dans les magasins Olympian’s sport de Fare Ute et Taravao. Il faut avoir 18 ans, ou un accord parental pour les mineurs, et un certificat médical pour la course à pied (pas pour les marcheurs). La participation de 1 000 F donne droit à un tee-shirt et une bouteille d’eau.

Une réunion d’information pour les participants de la course “élite” se tient aujourd’hui dans la salle du conseil à la mairie de Mahina, à 17 h 30.     

 

J.-L.M.

 

Quelques données

 

En matière de violences faites aux femmes, le tableau reste encore peu reluisant. Selon les données du plan de prévention de la délinquance de Polynésie française 2016-2017, “chaque jour en Polynésie, plus de trois femmes sont victimes d’un acte violent”. “Si les taux d’élucidation des violences sont très élevés en Polynésie française (98,2 % en 2014), cela ne signifie pas pour autant que toutes les violences sont révélées.

L’évolution à la hausse des procédures pour violences conjugales laisse à penser que le “chiffre noir” des violences faites aux femmes (violences non dénoncées par le conjoint-victime) est en diminution.
Néanmoins, le dépôt de plainte dans le contexte conjugal est encore loin d’être systématique, notamment dans les archipels éloignés. Les violences conjugales regroupent des situations de violences physiques ou sexuelles répétées et associées à des violences verbales et psychologiques.

Selon des études locales, deux femmes polynésiennes sur trois sont victimes de violences verbales et le taux de violences physiques et sexuelles est deux fois plus élevé qu’en métropole. Les principales infractions dont sont victimes les femmes sont les coups et blessures volontaires criminels ou correctionnels et les atteintes sexuelles.

Les violences sur les femmes sont plus fréquemment constatées les week-ends, au domicile conjugal ou familial. L’enquête sur les morts violentes dans le couple (ministère de l’Intérieur – 2012) fait apparaître que la Polynésie française est la région de France où le ratio entre le nombre de décès (mort violente dans le cadre de violences conjugales) et la population est le plus important de France.”

 

Le club Soroptimist organise ce soir une projection-débat

 

À l’occasion de la Journée internationale du 25 novembre pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, l’Union française du Soroptimist international organise dans toute la France et en outre-mer son opération nationale cinéma et projettera le film Chanda, une mère indienne, en avant-première de sa sortie nationale prévue le 14 décembre.

À cette occasion, l’Union française du Soroptimist International a choisi de mettre en lumière la violence subie par de nombreuses femmes et filles, une violence qui ne se compte pas en coups, en atteintes corporelles ou en blessures, mais celle que l’on nomme économique, sociale, née de l’état d’ignorance dans lequel les femmes se trouvent dans le monde entier, bien plus souvent que les hommes, lorsqu’elles n’ont pas accès à l’éducation. Le thème de l’éducation, maître mot du Soroptimist International, est ainsi au cœur de ce film indien qui raconte sur un ton léger, l’étonnant combat d’une mère pour son autonomisation et pour l’éducation de sa fille.

Au fenua, le club Soroptimist organise cette soirée de projection aujourd’hui, jeudi 24 novembre, à 19 h 30 au cinéma Majestic Tahiti. La projection sera suivie d’un débat sur le thème “Émancipation des femmes et des filles par l’éducation”, en présence d’Armelle Merceron, Chantal Galenon, Sandra Levy-Agami, Thilda Harehoe, directrice du centre d’information des droits des femmes et des familles (Cidff), Rauana Morris, directrice du centre Pu o te hau, ou encore l’auteure Titaua Peu.

Le prix du billet est fixé à 1 900 F, en vente auprès de Najat Charreard, au 87.73.21.47, ou sur place à partir de 18 heures. Les fonds collectés à cette occasion seront reversés à l’association Utuafare Mataeinaa, d’Alexandra Vanaa-David, pour ses actions de lutte contre la violence.

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