Journée nationale de prévention contre le cancer de la peau

    jeudi 28 mai 2015

    Aujourd’hui se tient la 17e Journée nationale de dépistage et de prévention contre les cancers de la peau. Une occasion de revenir sur cette maladie qui est souvent mal connue du grand public, mais qui n’en reste pas moins très dangereuse pour la santé. 
    Les cancers de la peau se divisent en deux catégories : les mélanomes et les non-mélanomes. Les mélanomes sont les types de cancer de la peau les plus dangereux, mais ils ne sont pas les plus fréquents. Ils ressemblent à des grains de beauté par leur forme et leur couleur (marron et noire le plus souvent). Il n’existe pas de traitement curatif lorsqu’il est à un stade très avancé.
    La catégorie des non-mélanomes regroupe deux autres types de cancer rangés dans le groupe des carcinomes, cas les plus fréquents de cancer de la peau. Les carcinomes basocellulaires (plus fréquents) et les carcinomes spinocellulaires (plus agressifs). Ils se développent principalement sur les zones exposées au soleil, c’est-à-dire le visage, les bras ou les jambes. Ils se présentent sous forme de boutons qui ne guérissent pas ou de croûtes. “C’est pour cette raison que les gens ne s’en inquiètent pas trop. Ils s’en inquiètent lorsque cela saigne”, explique le docteur Levant, dermatologue exerçant à Taravao. Celui-ci préconise de se faire dépister en moyenne une fois par an.

    Le soleil, essentiel à la fabrication de vitamine D

    L’exposition aux rayons ultraviolets reste le principal facteur de risque connu du développement du cancer de la peau. Or, en Polynésie, c’est l’été toute l’année et la population s’expose au soleil tous les jours, sans toujours penser à se protéger. Vêtements, chapeaux et crèmes solaires font partie des recommandations des dermatologues. Il faut savoir que le mono’i souvent utilisé pour parfaire le bronzage ne protège pas contre les rayons du soleil, au contraire, il aurait un effet “loupe”. 
    Le docteur Levant rappelle néanmoins que le soleil est essentiel à la fabrication de la vitamine D, mais qu’à forte dose, il peut être nocif pour la santé. “Ici, il y a du soleil toute l’année et c’est le soleil qui nous fait fabriquer notre vitamine D. La vitamine D protège de pas mal de cancers, dont le mélanome. Il ne faut pas trop de soleil, mais il en faut quand même un peu.” Selon le dermatologue, il suffit de 20 à 30 minutes de soleil par jour pour avoir un taux de vitamine D normal. 
    Le nombre de cas de cancers de la peau n’est pas répertorié en Polynésie. Seules les personnes atteintes de mélanome malin sont recensées par la direction de la santé. Selon les derniers chiffres disponibles entre 2001 et 2010, 110 cas de mélanomes malins ont été déclarés. Ce chiffre ne représente “que” 2,1 % de l’ensemble des cancers répertoriés en Polynésie. 
    Comme l’explique un responsable de la direction de la santé, “nous ne recensons pas tous les cas de cancers de la peau, par manque de moyens”. De ce fait, les cancers de la peau qui ne sont pas des mélanomes malins sont considérés comme moins dangereux car “ils ne sont jamais mortels”. 
    D’autres types de cancers sont répertoriés par la direction de la santé, à savoir le cancer du sein, de la prostate, des poumons, du foie ou de la vessie.  

    Nadia Yonker 

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