Habillage fond de site

Journée du tourisme – Le poumon économique du Pays

jeudi 28 septembre 2017

Développement – Rencontre des acteurs du secteur sous l’égide de Tahiti Tourisme

tahiti tourisme

Le tourisme durable est une économie à bâtir sur le long terme, ont convenu les participants à la rencontre d’hier. La demande pour un tourisme plus écoresponsable est une tendance mondiale lourde et nous ne pourrons y répondre qu’en incluant la population. Ici, le panel sur la relation entre jeunesse et tourisme durable, animé par Hinarere Taputu, chargée des contenus numériques de Tahiti Tourisme. (© Caroline Perdrix)


La Journée mondiale du tourisme a été célébrée hier, à l’assemblée. Le thème de l’année, le tourisme durable, a fait l’objet de trois panels de discussion. Conclusion : le tourisme durable passe par la réconciliation de la population avec elle-même et avec son territoire.

Hôteliers, restaurateurs, prestataires, communes, enseignants et associations ont tous leur rôle à jouer dans ce changement de paradigme qu’est le tourisme durable.

C’était le sens de la rencontre organisée hier, à l’assemblée de la Polynésie française, par Tahiti Tourisme, autour de 18 intervenants, à l’initiative de Sylvana Puhetini, présidente de la commission du tourisme.

 

• Quelles sont les bonnes pratiques à adopter ?

Le premier atelier s’est attaché aux définitions des bonnes pratiques. Adopter dans son entreprise touristique des comportements qui tiennent compte de l’environnement est à la fois un outil de bonne gestion, comme l’expliquait un gérant de pension qui a mis fin à des années de gaspillage de l’eau, et un outil marketing qui rehausse l’image des établissements et de la destination dans son ensemble.

Une façon de “se poser les bonnes questions”, dit Vincent Moreels, gérant de la Pension de la plage, à Punaauia, et de changer le regard des visiteurs.

C’est aussi, et peut-être surtout, l’occasion de mettre fin à des pratiques inacceptables, comme le cas évoqué par Agnès Benet, de l’association Mata Tohora, de ce baleineau et sa mère cernés de 23 bateaux et 47 nageurs.

Moorea, qui passe de 18 000 habitants en semaine à 30 000 le week-end, est en train de “saturer”.

Il faut s’attacher “à la qualité de vie de la population avant tout”, dit Vaima Deniel, directrice des opérations locales de Tahiti Tourisme, si on veut éviter une réaction de rejet.

Est-il normal que les cinq kilomètres de plage de Punaauia n’offrent que deux “spots” accessibles à la population ?

Comment défendre les attraits d’un pays que l’on connaît mal, parce qu’on n’a accès ni à la mer, ni à la montagne, et que les transports publics sont déficients ?
“Les premiers touristes, c’est nous.” Les premiers pollueurs, c’est nous aussi, ont rajouté les intervenants.

 

Comment sensibiliser la population ?

C’était le thème du deuxième atelier. Le maire de Teahupo’o, Gérard Parker, a témoigné du succès du rahui, non seulement pour la ressource mais aussi dans l’esprit des surfeurs.

Angela Tom Sing Vien, du comité du tourisme de Moorea, a évoqué le plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) de la commune, protecteur et fédérateur.

Pour exemplaires qu’elles soient, ces actions restent rares et il faut davantage impliquer la population sous l’angle de la préservation du patrimoine culturel.

Pour l’instant, estime le maire adjoint de Teva i Uta, Tamatoa Doom, les mentalités tardent à changer et “les gens ne se sentent pas particulièrement concernés, ils pensent que le message ne s’adresse qu’aux professionnels du secteur”.

“Il faut faire un travail de fond avec les communes et monter un comité du tourisme dans chaque commune, parce que le Pays n’y arrivera pas tout seul.”

 

• Le tourisme, une éducation pour la jeunesse polynésienne ?

Dans ce troisième atelier, il a donc été question de la place des associations, qui sont en capacité de toucher la jeunesse, et de celle de l’enseignement, avec notamment le développement de l’éducation à l’environnement.

Encore une fois, le vecteur de communication avec la jeunesse doit être la culture et Tahiti Tourisme s’estime ainsi conforté dans sa stratégie marketing du mana qui “correspond à un véritable projet de société”.

Pour le proviseur du lycée hôtelier, Pascal Maillou, la jeunesse polynésienne a un vrai talent : “Quand les gestes professionnels sont bien maîtrisés, les jeunes Polynésiens apportent un service avec un supplément d’âme.”

Il a également insisté sur les bénéfices de séjours de formation à l’étranger et la nécessité de mieux faire connaître les opportunités de carrière dans le tourisme et de ne pas s’arrêter à des considérations comme les horaires décalés.

Pour Hironui Johnston, chargé de mission au ministère du Tourisme, “il faut voir les métiers du tourisme autrement, définir le bonheur et la réussite autrement que par l’argent, et ne pas être attentiste”.

C.P.

 

tourisme durable paul sloan

• Plus d’informations dans notre édition du jour

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete