Habillage fond de site

JUSTICE – Audience solennelle de la chambre territoriale des comptes

vendredi 24 mars 2017

Didier Migaud Jean Lachkar CTC

Didier Migaud (à gauche), président de la cour des comptes, et Jean Lachkar, président de la chambre territoriale des comptes. (© Christophe Cozette)

Salle comble. État, gouvernement, justice, tous les corps constitués de l’ensemble des autorités en Polynésie française étaient présents, hier après-midi, au tribunal de Papeete, pour une audience solennelle de la chambre territoriale des comptes (CTC), à laquelle assistait le président de la cour des comptes, Didier Migaud, en Polynésie pour la seconde fois.

Installée depuis 17 ans, la chambre territoriale poursuit son contrôle sur les finances publiques, et ce travail commence à porter ses fruits.

Côté chiffres, l’exercice 2016 n’a pas été de tout repos. Treize rapports provisoires ont été rédigés ainsi que 14 rapports définitifs, soit une moyenne de 3,7 dossiers par magistrat, pour l’année 2016, comme l’a précisé Jean Lachkar, le président de la chambre territoriale des comptes.

“Une des plus productives des chambres territoriales” précise ce dernier, malgré un champ d’investigation plus large pour la CTC par rapport à ses consoeurs de métropole.

“La chambre territoriale des comptes doit constater des progrès, mais doit également souligner les progrès qu’il reste à faire”, explique Jean Lachkar. “Sur les plans de finances polynésiennes, les choses vont mieux. Le niveau d’épargne, s’il a augmenté, n’est pas encore suffisant pour assurer le développement des investissements et de l’autofinancement du territoire”.

Mais il y a péril en la demeure, côté comptes sociaux. “Concernant le caractère précaire des comptes sociaux, il y a urgence à prendre des décisions. Mais la chambre ne décide pas, c’est le message que j’ai voulu faire passer aux décideurs”, indique ce “magistrat d’influence”.

Des propos partagés par le président de la cour des comptes, Didier Migaud, au pupitre, et face à la presse, ensuite. “Il n’y a donc aucune raison de les faire financer par les générations futures qui auront déjà suffisamment de peine à financer leurs propres besoins” (lire interview).

Même si la CTC a “trop souvent constaté le manque d’objectifs clairs”, Jean Lachkar “sent une volonté de suivre nos recommandations”.

“Mais je crois qu’il est plus facile de recommander pour des magistrats que de décider et d’arbitrer. Décider et arbitrer, c’est forcément faire des mécontents, mais c’est cela, le sens de l’action politique. Nous n’en faisons pas, nous sommes des magistrats”.

“Chacun son métier, les vaches seront bien gardées”, dit l’adage. Rien de plus vrai entre les pouvoirs politiques et judiciaires.

 

Christophe Cozette

 

Didier Migaud, président de la cour des comptes

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

 

 

7
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete