Justice – Deuxième condamnation pour violence en moins de deux mois

    mardi 26 juillet 2016

    condamnation

    “Elle m’a mis sous pression, elle m’a dit de la frapper”, s’est défendu l’homme. (Photo : Florent Collet)


    Le gardien d’école en prison pour avoir frappé sa moitié

     

    Malgré son imposante carrure, c’est tout de suite son bras maigre qui attire l’œil lorsque Victor se présente à la barre. Souffrant d’un handicap, ce bras droit est totalement lâche.

    L’autre fonctionne en revanche très bien, et Victor, 44 ans, a eu une nouvelle fois la main lourde, jeudi dernier, sur sa concubine. Une nouvelle fois, car en juin dernier, il avait déjà été condamné pour avoir tapé sa concubine avec qui il a une fille d’un mois.

    À l’époque, la jeune maman ne s’était pas portée partie civile, pensant que ce premier procès porterait ses fruits. Si l’homme a semble-t-il cessé de consommer du paka et boire de l’alcool, celui qui est gardien d’une école de Faa’a n’a pas résolu ses problèmes de violences sur les femmes.

    En 2013 et 2014 déjà, il avait été condamné pour le même genre de faits, cette fois sur une autre concubine. Les circonstances des faits survenus jeudi dernier demeurent assez flous.

    Victor serait aller aider son petit frère à faire des travaux à Papeari, accompagné de sa moitié et leur bébé. À la pause de midi, la maman n’aurait pas apprécié d’être mise à l’écart par son conjoint.

    “Je lui ai proposé trois fois de venir manger avec nous”, a expliqué l’homme durant l’enquête et hier à la barre. Sur le chemin du retour, la colère de la vahine ne s’est pas assagie et à peine arrivés, le bébé tout juste sorti du véhicule, le ton monte d’un cran, “parce qu’elle avait gâché cette journée”, relate l’homme.

    “Elle connaît mon passé judiciaire, elle le ressort souvent pour se séparer de moi.” Les noms d’oiseaux fleurissent. “Il m’a insulté, alors je lui ai retourné son insulte”, détaille la jeune femme.

    L’homme met deux coups de poing à sa jeune compagne, au visage et à la tête. Quand elle parvient à maîtriser la main de son conjoint, ce sont les coups de pied et genou qui pleuvent, puis la vahine se fait traîner par les cheveux.

    Deux jours d’ITT lui seront délivrés. “Elle m’a mis sous pression, elle m’a dit de la frapper”, a expliqué l’homme durant l’enquête. Hier, il s’est excusé, a demandé pardon et a également renoncé à vouloir garder leur enfant alors que sa concubine est déjà retournée vivre dans sa famille.

    Au vu de son lourd passé, le procureur a requis six mois d’emprisonnement. “C’est une lourde peine, je dois rembourser les traites de ma maison, mais je m’en remets à votre décision”, a conclu Victor avant que les juges ne prennent leur décision : deux mois de prison ferme et mandat de dépôt.

    Il dort à Nuutania depuis hier soir.

     

    F.C.

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