Justice – Deuxième journée du procès de l’affaire du câble Honotua : tout s’est fait selon la procédure, selon les prévenus

    mercredi 3 février 2016

    La deuxième journée du procès de l’affaire du câble Honotua s’est ouverte avec l’arrivée du conseil de l’OPT. En effet, lundi matin, le tribunal correctionnel s’était étonné de l’absence du conseil de l’OPT. Une juriste était intervenue au nom de la société afin de signaler que l’entreprise publique se portait partie civile.
    Jean-Alain Frébault est le premier prévenu à s’être présenté à la barre, hier matin. L’ancien président du conseil d’administration de l’OPT est soupçonné de favoritisme à l’égard de la SAS Alcatel Submarine Network (ASN).
    Il est accusé d’avoir demandé à la société ASN de prolonger son offre. Il lui est, par ailleurs, également reproché de ne pas avoir déclaré l’appel d’offres infructueux.
    À la barre, Jean-Alain Frébault a déclaré : “À la suite de cette affaire, on a tout perdu. Aujourd’hui, je n’ai rien, je n’ai pas retrouvé d’emploi.” Il indique, par ailleurs, avoir été pris en étau entre Jean-Paul Pistolet, ancien conseiller spécial de l’OPT, et Georges Puchon.
    Cependant, le prévenu s’est braqué lorsque le procureur de la République lui a demandé quels étaient ses revenus de l’époque, question à laquelle il a refusé de répondre explicitement. Le procureur a également relevé des déclarations reliant M. Puchon à Mme Tong Sang.
    S’en sont suivies les explications des deux conseillers, Jean-Claude Billy et Henri Savary, anciens salariés d’Alcatel-Lucent. Tous deux indiquent que, à l’époque, ils ne se connaissaient pas.
    Par ailleurs, ils confirment bien avoir été salariés chez Alcatel-Lucent. Ils indiquent tous deux avoir été victimes du plan de restructuration de l’entreprise et d’un licenciement économique.
    Ils déclarent tous deux ne pas comprendre pourquoi les autres sociétés du marché n’ont pas répondu à l’appel d’offres.
    “Le cahier des charges était fait dans les règles”, assurent les deux hommes.
    L’avocat de la société Alcatel en a profité pour relever : “C’est le même cahier des charges que celui de la Nouvelle-Calédonie et Telco y a répondu”.
    Il ajoute : “L’offre d’Alcatel n’était pas totalement conforme, notamment pour ce qui est des répétiteurs”. “Le cahier des charges n’était donc pas fait sur mesure pour Alcatel ?”, conclut-il en interrogeant M. Savary, ce à quoi l’ancien conseiller répond clairement “non”.
    D’autres prévenus et témoins devraient être interrogés dans la journée. Le procès, quant
    à lui, se poursuit jusqu’à vendredi.

    M.-C.C.

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