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Des kits potagers dans les écoles pour apprendre à mieux manger

mercredi 7 décembre 2016

potager école

Pour inaugurer leur kit de jardin potager, les élèves d’une classe de CE1 de l’école To’ata, à Papeete, ont planté hier un fraisier et un plant de tomates. Si tout se passe bien, ils pourront passer à la dégustation dans quelques mois. (© Vaiana Hargous)

 

 

“La santé à travers l’alimentation est primordiale”, lance Alexis Yensin, le président de Fenua Bio, qui montrait hier après-midi à une classe de CE1 de l’école To’ata, à Papeete, comment mettre en place son kit de jardin potager bio. Cette année, 16 écoles en seront équipées : huit à Taiarapu, deux à Papeete, quatre à Moorea et une  à Apataki et Hao, aux Tuamotu.

 

L’école To’ata, engagée dans une démarche de potager pédagogique depuis 2013, a eu la primeur du kit, qui comprend un grand bac, les différentes couches de gravier, terre, compost et broyages nécessaires à la réalisation d’un sol vivant, des plantes, des graines, des outils de jardinage… et les conseils avisés de Fenua Bio, association spécialisée dans la permaculture et la biologie, qui fera un suivi dans chaque établissement.

“C’est un projet qui va sensibiliser l’enfant à comment planter différentes plantes”, explique Nicole Sanquer, la ministre de l’Éducation, qui assistait à l’installation du kit avec Régis Chang, le directeur de la  CPS (caisse de prévoyance sociale, NDLR), partenaire financier de l’opération.

“Là, il s’agit d’arbres fruitiers, de plantes aromatiques, de légumes, donc c’est déjà une première approche avec la plantation et ensuite, l’objectif est de pouvoir les déguster et cela rentre dans le cadre d’une politique de santé sur l’hygiène alimentaire. (…) Notre objectif principal est réellement de les initier au fait qu’on peut planter chez soi ses propres légumes, sans pesticide, et surtout, c’est un premier contact avec peut-être des aliments qu’ils n’aiment pas trop. Étant donné qu’ils étaient là à la première étape, peut-être que le passage à la dégustation sera plus facile alors qu’ils ont des préjugés sur certains aliments.”

Côté enseignant, deux objectifs se dessinent : faire la classe autrement en alliant théorie et pratique, mais aussi ramener les enfants à la terre (lire ci-dessous).

Entre autres particularités, le kit en question devrait permettre aux élèves de cultiver des plantes sans changer de terre pendant un an. Et si seulement 16 écoles bénéficient de ce kit cette année, “il y a une centaine d’écoles au total qui sont impliquées dans la réalisation d’un potager”, explique Alexis Yensin. “Nous leur apportons un soutien technique et leur apprenons les bases sur les graines, la permaculture, les associations de plantes, les plantes répulsives, la monoculture, comment fabriquer du compost à moindre coût et enrichir le sol en permanence… De quoi mener à bien leur projet.”

 

V.H.

 

Hinarii Teraiamano, enseignante en CE1 à l’école To’ata : “C’est une autre manière de les ramener à la terre”

hinarii teraiamano

(© Vaiana Hargous)

“Le but du projet potager est de sortir de la classe et de faire la classe autrement, en alliant la théorie, avec de la recherche documentaire, et la pratique, en s’occupant de ce potager.

Tant qu’on sort de la classe, les élèves sont réceptifs, ils adorent. Le but est aussi qu’ils sortent de la classe pour mettre la main à la terre, revenir un peu aux bases. Je pense qu’il y a trop de numérique aujourd’hui et ça se voit. Quand on est en classe, ils ont beaucoup moins d’attention, ils ont l’attention furtive. Donc, le potager, c’est une autre manière de les ramener à la terre et ça va aussi leur permettre d’apprendre la patience et l’attention. Tout ça dans une activité ludique où à la fin, on récolte et on mange.”

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