KO technique pour Tauhiti Nena

    mercredi 15 juin 2016

    Le tribunal administratif a maintenu, mardi, le retrait  de la délégation de service public à la Fédération polynésienne de boxe pilotée par Tauhiti Nena. (Crédit archives LDT)

    Le tribunal administratif a maintenu, mardi, le retrait
    de la délégation de service public à la Fédération polynésienne de boxe pilotée par Tauhiti Nena. (Crédit archives LDT)

    Mardi matin, le juge des référés a étudié la demande de la Fédération polynésienne de boxe (FPB) de suspendre l’exécution de l’arrêté pris par la ministre des Sports de retirer la délégation de service public (DSP) à cette fédération.

     

    La requête de cette fédération, pilotée par Tauhiti Nena, demandait aussi de faire revenir la délégation de service public à la Fédération polynésienne de boxe. Une requête qui ne sera finalement pas reçue par le tribunal et qui renvoie Tauhiti Nena et la Fédération polynésienne de boxe dans les cordes. Le retrait de la DSP à celle-ci est maintenu. La commission ad hoc créée en urgence par le Pays pour gérer les affaires de la boxe en Polynésie va donc maintenant assurer les affaires courantes en attendant qu’une nouvelle délégation de service public soit passée, probablement avec l’autre fédération, celle de boxe anglaise.

     
    Face au juge des référés, le juriste de la Polynésie française et l’avocate de Tauhiti Nena se sont affrontés mardi matin autour de la décision récente de la ministre des Sports, Nicole Sanquer, de retirer la délégation de service publique à la Fédération tahitienne de boxe. Le retrait de cette DSP était motivé par le gouvernement sur la présentation d’un dossier incomplet, faisant état de nombreuses carences, notamment au niveau de la formation des cadres fédéraux, de la part de la FPB.

     
    À la barre, Me Eftimie-Spitz pour la fédération de boxe, s’est attelée à démontrer, en laissant transparaître à demi-mot tout au long de ses prises de paroles, que le retrait de la DSP à la Fédération polynésienne de boxe n’était au final qu’une manœuvre pour écarter Tauhiti Nena avec lequel Nicole Sanquer entretient des relations houleuses. Des relations qui ont émaillé le dossier polynésien pour l’obtention – et finalement l’échec – de la réception des Jeux du Pacifique en 2023.

     

     

    “Un contentieux personnel”

     
    Tauhiti Nena, président de la FPB, mais aussi président du Comité olympique de la Polynésie française (sur lequel lorgne Abel Temarii, très proche d’Édouard Fritch), s’est lui aussi défendu en prenant la parole au cours de l’audience. “Si la Fédération polynésienne de boxe n’a pas eu la délégation de service public, c’est que la ministre a décidé de la donner à l’autre fédération (Fédération tahitienne de boxe anglaise, NDLR), a expliqué hier l’avocate de Tauhiti Nena. “C’est un contentieux extrêmement personnel.”

     
    Une vision que ne partageait pas ce mardi le représentant du Pays. En effet, le retrait de la DSP à la fédération de Tauhiti Nena n’a pas de fait transféré cette DSP à l’autre fédération. Une commission ad hoc a été créée pour combler le vide en la matière puisque désormais, aucune fédération et aucun boxeur ne peuvent se prévaloir de représenter la Polynésie française à l’étranger. “Le renouvellement de la DSP n’est pas un dû”, a-t-il rappelé aux boxeurs plaignants. “La Fédération polynésienne de boxe ne remplit plus ses devoirs vis-à-vis de cette DSP.”

     
    De nombreuses considérations techniques ont été discutées pendant près de deux heures sur la reconnaissance de la commission ad hoc à l’échelle internationale, sur les dates des dépôts des dossiers pour les obtentions de DSP, sur les erreurs des uns et des autres dans ce dossier qui masque mal un règlement de compte de personne à personne.

     
    Le juge des référés saisi sur l’urgence de la situation après le retrait de la DSP à la Fédération polynésienne de boxe n’a finalement pas donné raison à Tauhiti Nena et à son conseil.
    “La suspension de la décision refusant d’attribuer la délégation alors vacante à la Fédération polynésienne de boxe n’aurait, en tout état de cause, pas pour effet de lui restituer les prérogatives qu’elle n’avait le droit d’exercer que jusqu’au 15 mai 2016 ; que, par suite, les conséquences du non-renouvellement de la délégation de service public au bénéfice de la fédération requérante ne sont pas de nature à caractériser une urgence à suspendre l’exécution de la décision attaquée”, est-il expliqué dans l’ordonnance rendue en fin de
    journée.

     

    Bertrand Prévost

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