La Bourse de Paris finit en baisse de 0,54%

    jeudi 16 octobre 2014

    La Bourse de Paris a limité la casse en fin de séance jeudi (-0,54%) après avoir frôlé la panique en se laissant submerger par les craintes concernant la croissance mondiale. L’indice CAC 40 a perdu 21,10 points à 3 918,62 points, après avoir lâché pas loin de 4% à la mi-journée. La veille, il avait décroché de 3,63%. Le marché a tenté de rebondir à l’ouverture, en prenant plus de 1%. Mais faute de nouvelles à même de rassurer les investisseurs, la cote s’est retournée et a décroché de 200 points en deux heures, atteignant son plus bas niveau depuis début juillet 2013 à 3 789,11 points. Dans l’après-midi, les investisseurs ont un peu retrouvé leurs esprits, en dépit des premiers pas en baisse de Wall Street et la place parisienne a même réussi à remonter au-dessus des 3 900 points. « A la mi-journée, la place a connu un mouvement de panique, avec des flux vendeur sur tout, ce qui l’a conduite à des niveaux techniques très bas, en fin de séance le marché a un peu moins baissé », a résumé Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.

    « Depuis quelque temps un ensemble de facteurs fragilisaient la cote, avec des doutes concernant la croissance européenne qui se sont ensuite propagés à l’ensemble de la croissance mondiale » alors même que « dans l’esprit des investisseurs, les marchés ne pouvaient plus s’appuyer sur la béquille des banques centrales », a-t-il expliqué. « Mais dans un tel contexte, les banques centrales vont sans doute repasser à la manœuvre » et nombre d’analystes estiment déjà que cela peut « remettre en cause la politique de normalisation de la Réserve fédérale américaine », alors qu’elle s’acheminait vers le fin de son programme de rachats d’actifs, à la fin du mois, a-t-il poursuivi. « Le passage à vide est indéniable. Remet-il en cause le scénario de reprise graduelle à plus long terme, nous n’avons pas encore la réponse. Le bon côté est à chercher dans la baisse du prix des matières premières qui équivaut quasiment à un plan de relance et redonne de l’oxygène à l’économie », a-t-il estimé.
    Dans la matinée, la baisse du CAC 40 s’est largement accrue après un emprunt espagnol en partie raté puisque le pays n’a pas placé le montant espéré. De son côté, la deuxième estimation de l’inflation dans la zone euro a confirmé la faible hausse des prix, à 0,3% en septembre, son niveau le plus faible depuis octobre 2009. Les marchés redoutent que les perspectives économiques soient moins solides que prévu à l’échelle mondiale, craignant particulièrement un enlisement de la croissance en zone euro, qui est dans le même temps menacée par la déflation. La chute inattendue des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis, à leur plus bas niveau depuis 14 ans, a apporté une bouffée d’air frais. Du côté des entreprises, les valeurs bancaires ont tiré le marché vers le bas. Société Générale a perdu 2,16% à 34,39 euros, BNP Paribas 2,16% à 45,45 euros et Crédit Agricole 1,10% à 10,38 euros. Les valeurs industrielles, particulièrement chahutées en début de séance ont finalement terminé sur un joli rebond, à l’image d’Alstom (+3,83% à 26 euros) ou ArcelorMittal (+1,76% à 9,66 euros).
    Les valeurs dont le principal actionnaire l’État ont souffert, alors que le gouvernement a affirmé son intention de vendre des parts dans certaines sociétés. ADP (Aéroports de Paris) a reculé de 1,02% à 86,41 euros, EDF de 5,98% à 21,56 euros et GDF Suez de 0,99% à 16,94 euros. Air France a bondit de 6,49% à 6,36 euros, propulsé par l’annonce d’un « projet d’accord » entre la direction et les syndicats de pilotes pour développer Transavia France.

    AFP

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