La clinique Paofai en voie de guérison

    samedi 16 avril 2016

    Convalescence bientôt terminée. Après l’incident du 17 mars à la clinique Paofai, les travaux vont bon train, dans l’établissement situé sur le front de mer de Papeete, à quelques jours de la prochaine réunion de la commission de sécurité, prévue le 27 avril. L’incendie avait nécessité la mise en place d’un groupe électrogène, installé par l’EDT, à l’extérieur de la clinique. Remplacé par un modèle plus petit, mais tout aussi puissant, le groupe électrogène de secours a permis la liaison sur l’inverseur de l’ancien groupe.

    En cas de panne d’électricité, ce groupe prend en charge l’ensemble de la structure, sans aucun souci, car nettement plus puissant que le groupe défectueux. À l’époque de l’incident, le groupe n’avait pas pris en charge certaines bornes automatiques de secours (BAS) et les pompiers s’étaient retrouvés dans le noir. Aujourd’hui (et les tests se poursuivront la semaine prochaine), il est vérifié que toutes les bornes soient bien reliées au groupe, nécessitant parfois la pose de câbles nouveaux, tout comme pour la signalétique de circulation, elle aussi revue de A à Z. La vérification des détecteurs incendies, elle aussi imposée par la commission de sécurité, sera faite de fond en comble, la semaine prochaine.

    Le groupe devait être changé cette année

     La vérification des systèmes d’alerte n’a, en tout cas, absolument pas gêné le fonctionnement (médical) de la clinique qui connaît en ce moment, comme les autres établissements, un regain d’activité, pour cause d’épidémies, principalement de grippe.
    “On s’organise et on fait les travaux nécessaires pour que les essais soient concluants avant le passage de la commission de sécurité”, confie Geneviève Cazes, directrice générale de la clinique Paofai, que nous avons rencontrée hier.
    Ironie du sort, le groupe qui a fait défaut devait être changé cette année, cela a été budgétisé pour cet exercice, selon la direction. Malheureusement, il a fait des siennes avant de partir à la “retraite”.

    Le coût d’un groupe (encore à dimensionner) électrogène pour la clinique se situe entre 9 et 15 millions de francs, selon Geneviève Cazes, qui tient à rassurer la population et les éventuels patients.
    “Les blocs fonctionnent parfaitement, à aucun moment la sécurité des patients n’a été mise en jeu. Ce n’est uniquement sur la partie secours que l’incident a eu lieu, jamais les patients n’ont été en danger”, affirme Geneviève Cazes.
    Preuve en est, tout va bien, un médecin de la clinique s’est fait opérer hier dans l’établissement, tout comme la directrice, récemment.

    Une étude en cours

    Quoi qu’il en soit, le bon de commande a été signé, c’est la Cegelec qui assurera la commande. Un bureau d’études doit dimensionner le groupe électrogène ainsi que sa puissance, en fonction des installations existantes. L’étude est en cours, la clinique a trois mois pour acheter ce groupe.

    La commission, quant à elle, émet un avis. S’y trouve la DSP (pour Papeete), la protection civile (Haut-commissariat), trois personnes du service de l’urbanisme, la direction de l’équipement, la mairie de Papeete – représentée par Bruno Marty, conseiller délégué en charge notamment de l’urbanisme -, ainsi que les techniciens de la commune, voir des pompiers.

    Cette commission a pour but de vérifier que les choses soient faites dans les règles. À l’instar du fare Tony ou du centre Vaima, par exemple, des calendriers sont mis en place afin de procéder aux mises en normes nécessaires.
    Le soir de l’incendie, le système sécurité incendie a fonctionné et, c’est ainsi, grâce à l’agent de sécurité, que les pompiers ont pu intervenir rapidement.

    Pour autant, ces derniers se sont aperçus que de nombreux points lumineux de sécurité ne fonctionnaient pas, ce qui a provoqué l’évacuation de quatre patients.
    Le lendemain de l’incident, une commission de sécurité a été réunie, qui a déterminé un planning de travail afin que les travaux nécessaires de sécurité soient effectués, sous le contrôle du bureau d’études Veritas. La dite commission s’est réunie à nouveau le 6 avril, pour un état des lieux des travaux de sécurité incendie. À cette date, quelques travaux restaient à effectuer, mais Bruno Marty semble serein.

    “Je pense que tout sera prêt pour le 27”, assure le conseiller délégué, chargé des opérations structurantes d’aménagement et de l’urbanisme de la commune de Papeete.
    La commission donne un avis consultatif, libre au délégué de la suivre ou pas. S’il y avait eu le moindre risque (lors de l’incident survenu le 17 mars, Bruno Marty, nous a-t-il dit, aurait placé la clinique en clinique de jour, soit une interdiction de travailler de nuit, empêchant le fonctionnement des urgences et des hospitalisations longue durée).
     
    Quoi qu’il en soit, l’ancien ministre prendra ses responsabilités, si les travaux nécessaires ne sont pas effectués, mettant en cause la sécurité nécessaire de l’établissement, un avis défavorable pourrait être donné, suivi d’un arrêté municipal, ordonnant le placement de l’établissement en hôpital de jour, entraînant de facto le transfert des patients dans les autres établissements de la place.
    “Je reste optimiste” renchérit Bruno Marty. Enfin, l’origine de l’incident n’est toujours pas connue, l’enquête est en cours. 

    C.C.

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