La commission permanente ouvre sa session jeudi

    mercredi 6 janvier 2016

    L’année 2016 à l’assemblée de la Polynésie française débute par une séance de la commission permanente sans grands enjeux, demain. Neuf dossiers qui devraient tous êtres expédiés sans problème dans la journée. Parmi les dossiers, cinq saisines du haut-commissariat sur des accords entre la France et les Philippines, sur la création de la Banque chinoise d’investissement en métropole ou encore sur les contrats de concession.
    Quatre dossiers concernent en revanche directement la Polynésie française.

    – “Enquête de prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST) dans deux populations cibles (les femmes enceintes et la population marginale) de Polynésie française”
    Il s’agit en fait du vote de la reconduction d’une convention qui n’est pas encore entrée en application. L’objectif principal de cette opération est d’évaluer la prévalence de huit agents d’infections sexuellement transmissibles (Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Mycoplasma genitalium, Trichomonas vaginalis, Ureaplasma urealyticum/parvum, Gardnerella vaginalis, Herpes simplex 1 et 2), chez 1 000 volontaires (800 femmes enceintes et 200 personnes issues de populations marginales).
    L’objectif secondaire est d’identifier les facteurs de risque sociodémographiques, cliniques et comportementaux associés à ces IST dans ces populations.
    Le montant prévisionnel de cette opération a été fixé à 7 767 124 F. Elle est financée paritairement par l’État et la Polynésie française.
    Cette étude devait débuter au plus tard le 25 août dernier, mais les épidémies successives de zika, de chikungunya et de dengue ont repoussé l’engagement de l’enquête. Une nouvelle convention doit dont être passée entre l’État et la Polynésie française dans le cadre de l’exécution du précédent contrat de projets (2008-2014). La date de démarrage de l’opération est maintenant inscrite à juin 2016.

    – “Compte financier 2014 de l’établissement public Tahiti Nui Aménagement et Développement”
    L’établissement Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) est en charge de procéder ou de contribuer à la réalisation, la rénovation et/ou la gestion des ouvrages, bâtiments et aménagements de toute nature destinés à un usage public ou d’utilité publique sur le territoire de la Polynésie française. C’est aujourd’hui surtout l’organisme chargé de piloter le projet Mahana Beach à Punaauia.
    En 2014, les missions de l’Établissement d’aménagement et de développement (EAD) ont été modifiées justement pour prendre en compte le super-projet de la côte ouest. La promotion et le développement des opérations d’aménagement telles que Tahiti Mahana Beach dans la commune de Punaauia et Ainapare sur le front de mer de Papeete lui ont été assignés en maîtrise d’ouvrage propre et en remplacement de certaines opérations abandonnées.
    D’autres projets dans l’agglomération urbaine de Papeete (site de Mamao), l’île de Tahiti (domaine de Atimaono) et l’île de Moorea (Moorea Mahana Beach) ont été initiés afin de redynamiser le tissu économique de la Polynésie française, de manière à favoriser les investissements privés sur des emprises publiques, par la valorisation et l’aménagement des friches urbaines ou rurales.
    En 2014, les deux points marquants au niveau des investissements sont par ailleurs liés à ce projet puisque l’EAD a dépensé 444 millions de francs pour le Tahiti Mahana Beach et 823 millions de francs pour le Moorea Mahana Beach, un projet encore plus nébuleux que celui de Punaauia.

    – Comptes financiers des collèges de Atuona, Taiohae et Ua Pou et comptes financiers du lycée hôtelier de Tahiti (2013)
    Pas de point financier sans un coup d’œil sur les objectifs. Pour le collège de Atuona, “les résultats en baccalauréat professionnel sont excellents et traduisent les efforts de suivi et d’accompagnement réalisés par l’équipe éducative”, est-il noté.
    Les résultats au diplôme national du brevet (DNB) série collège sont supérieurs à la moyenne polynésienne (80,02 %), sauf pour ce qui concerne le collège de Taiohae. À l’inverse, sur 16 collégiens de Atuona passant le DNB série professionnelle, on ne compte que deux réussites (moyenne de la Polynésie : 57,76 %).
    Pour ce qui concerne les certificats d’aptitude professionnelle au développement (CAPD), les performances des collégiens de l’archipel des Marquises restent honorables sauf en ce qui concerne la formation Gestion et entretien des milieux marins (Gemm) du collège de Atuona. En effet, le principal de cet établissement indique, dans son rapport d’activité 2013, des difficultés, pour les cinq élèves concernés, à accepter les règles de travail.
    Côté finances, les trois établissements ont les comptes au vert.
    Enfin, le lycée hôtelier de Tahiti affichait une année 2013 en déficit d’environ 12 millions de francs. Une perte liée à la baisse de la fréquentation des étudiants mais aussi une baisse des subventions.

    Bertrand Prévost

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