La comptable de Batipol détourne près de 4 millions de francs

    mercredi 26 août 2015

    Nelly a été prise la main dans le sac. Gestionnaire comptable pour la SAS Batipol Api de 2009 à 2014, il lui est reproché d’avoir volé dans la caisse de la société. Ce sont à l’époque les commerciaux de l’entreprise qui mettent la puce à l’oreille des dirigeants. En effet, ces derniers se plaignent d’erreurs concernant les commissions sur leur vente. La direction demande alors des comptes à Nelly. C’est à ce moment-là qu’ils découvrent le pot aux roses.
    En effet, la quarantenaire trafiquait la comptabilité. Pour cela, elle utilisait diverses méthodes. Soit elle modifiait les factures, soit elle en rééditait d’anciennes, soit elle en détruisait d’autres, soit elle les sous-évaluait et empochait la différence, ou encore elle gardait l’argent en liquide, tout simplement. Mieux, pendant onze mois, elle s’était également octroyé une prime exceptionnelle de 50 000 F et détournait des commissions des commerciaux. Des faits qui sont totalement passés inaperçus par la direction qui signait les ordres de virement. Au total, Nelly aurait détourné près de 4 millions de francs.
    À la barre, la femme reconnaît avoir détourné de l’argent. La faute à la frustration. En effet, lors de son embauche, son patron lui avait promis d’augmenter son salaire de base. Chose qui n’a jamais été faite. Sa prime d’assiduité a par ailleurs été supprimée un an après la signature de son contrat. En revanche, sa charge de travail et ses responsabilités n’ont cessé d’augmenter. Elle a par ailleurs géré la comptabilité des cinq autres sociétés de la direction. “Vous aviez l’impression d’être mal payée (environ 200 000 F). D’autres salariés avaient des avantages et votre patron a par ailleurs acheté une voiture en défiscalisation à l’un des employés. Dès 2012, vous vous retrouvez à gérer cinq sociétés”, souligne la présidente. “Oui”, hoche de la tête la prévenue. Et de renchérir : “D’autant qu’ils ont embauché un nouveau comptable, que je devais le former et qu’il était beaucoup mieux payé que moi.”
    Pour l’avocat de la société, “les comptes de l’entreprise ne sont plus sincères depuis 2013. C’est une vraie pagaille. Elle avait pourtant toute la comptabilité et toute la confiance de la société entre les mains.”
    Pour l’avocat de la défense : “La frustration a mené à l’infraction pénale. Son employeur ne respectait pas ses engagements. Les faits ne sont pas contestés. Mais dans cette société, il y avait de l’argent pour tout, sauf pour elle. Et l’employeur ne respectait pas non plus la loi. Les droits du salarié ne sont pas respectés. Là, on a chargé la mule et l’abus de confiance était inévitable.”
    Du côté du ministère public, on parle d’un stratagème peut-être “intelligent” de la prévenue, comme l’a aussi souligné l’avocat de la société, mais aussi peut-être de la négligence de la part de la direction. Le ministère public a demandé la relaxe ou la requalification du chef “d’escroquerie” et requis pour abus de confiance six mois de prison avec sursis avec l’obligation de rembourser la société. L’affaire a été mise en délibéré au 24 novembre.
    Compte-rendu d’audience de Jenny Hunter

     

    blanc 2015-08-27 15:12:00
    afro avec les politiques que des bandit
    blanc 2015-08-27 15:11:00
    ouai leur boss c est un grand voleur
    antoine 2015-08-27 15:10:00
    De toute maniere le patron de Batipol c est un bandit allors il embauche les voleurs c est normal que un voleur vole non ???? sinon c est pas un voleur ....


    entre voleur il savent houaaa
    dadi 2015-08-26 17:40:00
    et nous on attend toujours le procès de l'affaire "Tahiti Voyages" depuis 2011!!
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