La convention sur le financement du RSPF prise en otage du clivage au sein du Tahoera’a

vendredi 13 mars 2015

La ministre des Outre-mer espérait sa signature lors de son passage sur le fenua. Raté. La convention de financement d’une partie du Régime de solidarité de Polynésie française (RSPF) par l’État est toujours sur les bureaux de l’assemblée.
Son étude nécessite du temps, mais sa philosophie se transforme en piège pour le gouvernement qui craint l’instrumentalisation.
George Pau-Langevin a prévenu lors de son séjour : pas de convention, pas de dotation pour 2015.
En déplacement à Maupiti mercredi, la ministre a été clair. Et « si la convention est prise en otage du jeu politique local, quel sera l’avenir de la dotation pour 2015 ? », réponse de la ministre : « Alors, ce sera tant pis pour les Polynésiens. »
Entendons par là : pas de 1,4 milliard au RSPF, pas de suppression de la dette du Pays envers les établissements publics de santé relevant de l’Assistance publique hôpitaux de Paris, et pas d’alignement du tarif de soins appliqué aux assurés sociaux de Polynésie française hospitalisés dans des établissements de santé métropolitains, sur le tarif appliqué aux assurés sociaux métropolitains.
Tout comme le 3e instrument financier a failli être conditionné à l’application du rapport Bolliet de 2010, la convention sur le RSPF est conditionnée à l’application du récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le système de santé en Polynésie française. Et ça, un certain nombre d’élus n’en veulent pas. A commencer par la frange flossiste du Tahoera’a à l’assemblée qui continue de croire que, comme à l’époque du nucléaire, il suffit de décrocher son téléphone et d’appeler Paris pour qu’une subvention vienne pallier à notre absence de gestion.
Surtout, les missionnaires de l’octogénaire voient là aussi une opportunité de saborder le travail du gouvernement d’Edouard Fritch et de Nuihau Laurey. La grand messe de la réconciliation de février semble déjà fort loin alors que se profile l’échéance des sénatoriales qui risque fort de voir des candidats « frondeurs » se mettre sur la route de Teura Iriti et Vincent Dubois.
 
Lire l’article dans son intégralité sur La Dépêche de Tahiti de vendredi 13 mars ou sur notre feuilletage numérique.

Mathius 2015-03-16 04:52:00
Flosse a toujors été la faillite des polynesiens, sauf pour sa bande de mafieux....
Continuez à voter pour lui comme cela la France fait des économies...
Marrant les tahoeera....
lebororo 2015-03-13 12:54:00
La séparation est proche pour beaucoup dans le Fenua...
Le peuple commence à voir la 'magouille".
tuterai 2015-03-13 12:16:00
c'est malheureux que pour des interets personnels,ceux de la population soient pris en otage,et ils sont payés des cents et des milles pour etre supposé nous rendre une vie meilleur.Ecoeurant et décevant.Messieurs dames vous ne faites qu'augmenter le nombre d'abstentioniste et vous en serez les seuls et uniques coupable.
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