La Corée du Nord rapporte une apparition publique de Kim Jong-un, la première depuis plus d’un mois

lundi 13 octobre 2014

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a inspecté un lotissement nouvellement construit à Pyongyang, a annoncé cet après-midi l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, alors que M. Kim n’avait pas été vu en public depuis plus d’un mois. Il s’agit de la première mention d’une apparition publique du dirigeant nord-coréen depuis le 3 septembre dernier, date à laquelle il avait assisté à un concert à Pyongyang avec sa femme. Son absence lors du dernier anniversaire du parti au pouvoir avait alimenté les spéculations sur son sort. KCNA a rapporté que Kim Jong-Un avait effectué une visite de « supervision du site » d’un nouveau complexe résidentiel spécialement construit dans la capitale pour les scientifiques travaillant sur le programme de satellites de la Corée du Nord. « Inspectant l’extérieur des bâtiments résidentiels et publics, décorés avec des tuiles de diverses couleurs, (Kim Jong-Un) a exprimé sa profonde satisfaction, déclarant les trouver magnifiques », a relaté l’agence.

Le portrait photographique d’un Kim Jong-Un souriant occupait cet après-midi la quasi-totalité de la Une du Rodong Sinmun, le journal du parti au pouvoir. D’autres photos, plus petites, montraient le dirigeant effectuant la visite à l’aide d’une canne noire. KCNA n’a pas précisé la date de la visite, mais l’agence rapporte habituellement ce genre d’événements le lendemain de leur survenue. La brève dépêche ne fait aucune mention de l’absence en public du leader nord-coréen, qui serait âgé de 30 ou 31 ans, et elle ne fait aucun commentaire sur son état de santé. Ce n’est pas la première fois qu’un dirigeant de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le nom officiel de la Corée du Nord, n’apparaît pas publiquement pendant plusieurs semaines. Mais l’absence de Kim Jong-Un a été d’autant plus remarquée qu’il avait été omniprésent dans les médias officiels depuis son arrivée au pouvoir.

Les hypothèses avaient fleuri, certains évoquant divers problèmes de santé dont souffrirait le dirigeant nord-coréen, un gros fumeur qui a pris énormément de poids depuis un an: coup de fatigue, goutte, chevilles cassées, diabète… D’autres parlaient même de coup d’Etat. Les rumeurs s’étaient amplifiées vendredi devant l’absence de Kim Jong-Un au pèlerinage marquant l’anniversaire du parti au pouvoir, où les plus hauts dignitaires du régime étaient présents. Le gouvernement sud-coréen déclarait pourtant que ses services de renseignement estimaient que Kim Jong-Un contrôlait toujours fermement le pouvoir. Lors de sa visite du complexe résidentiel, le dirigeant nord-coréen était accompagné de plusieurs hauts responsables du régime, dont Hwang Pyong-So, vice-président nouvellement élu de la Commission nationale de défense et considéré comme le numéro deux du régime. « On ne sait toujours pas à quel point (Kim Jong-Un) est remis de son apparente +indisposition+, et quel était son degré de gravité », estime Kim Yeon-Chul, spécialiste de la Corée du Nord à l’université d’Inje en Corée du Sud. « L’important est que cela corrobore les observations de la Corée du Sud, de la Chine et des Etats-Unis selon lesquelles Kim Jong-Un dirige le pays normalement », ajoute-t-il.

Début octobre, une délégation nord-coréenne de haut rang avec Hwang Pyong-So à sa tête avait effectué une visite surprise en Corée du Sud. Cette visite exceptionnelle, qui avait débouché sur un accord de reprise d’un dialogue de haut niveau, avait été vue par certains comme un message signifiant que tout était normal à Pyongyang. La délégation avait assuré aux autorités sud-coréennes que Kim Jong-Un n’avait aucun problème de santé.

 

AFP

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