La gendarmerie maritime réduit ses effectifs au fenua

    samedi 6 juin 2015

    Le général de brigade Isabelle Guion de Meritens, commandant de la gendarmerie maritime, est actuellement en Polynésie pour une visite d’inspection des deux brigades dépendant de cette unité. L’une d’elle, la brigade de la base navale de Papeete, chargée du renseignement et de la protection de lieux, sera dissoute à compter du mois d’août prochain.
    Les trois militaires y étant rattachés seront donc réaffectés dans d’autres unités en Guyane et en Guadeloupe où « la pression de l’événementiel est aujourd’hui plus importante ».
    Les missions qu’ils effectuaient ne seront pas pour autant oubliées, assure le haut gradé, seule femme à ce niveau de responsabilité dans la gendarmerie nationale : «  Le patrouilleur Jasmin –dont l’équipage est composé de 13 militaires- reprendra la majeure partie des missions de l’unité Base Navale ». Quant à la surveillance du site, elle sera dévolue aux policiers de la DSP.  L’heure est en effet aux économies au sein des forces armée et le gouvernement central n’est pas prévu une hausse des effectifs, ni des moyens en outre-mer. « On est toujours satisfait quand on peut multiplier les effectifs. Pour autant, aujourd’hui, avec les moyens présents, avec ceux de la Marine (…) il y a une permanence à la mer, une vraie organisation sur l’eau, qui permet d’assurer des missions polyvalentes sur l’ensemble du territoire », ajoute le général Guion de Meritens.
    La gendarmerie maritime intervient dans de multiples domaines : missions de « souveraineté », de « secours » en mer, mais aussi de police judicaire. Dernièrement, ce sont les militaires du Jasmin qui ont appréhendé, à Huahine, un ressortissant hongrois faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international. Ce sont également eux qui investiguent sur les conditions dans lesquelles quatre touristes ont été ramenés de Tetiaroa à bord d’un poti marara par un prestataire de service. Dossier qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui (voir Dépêche du 13 mai).
    « Le bilan des deux années écoulées est très positif. Ces unités ont recueilli la satisfaction des autorités locales quelles soient militaire, administratives ou judiciaires », se félicite le général deux étoiles et ce, même si ses hommes doivent faire face à des « contraintes » dues au fait qu’il n’ont qu’un seul bâtiment, le Jasmin, à disposition : « Le territoire est très vaste. La patrouilleur est dimensionné pour sa zone mais avec quand même quelques difficultés d’élongation compte tenu de son tonnage et de son autonomie ». 
     
     
     
    J-B. C. 

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