La Grande loge féminine de France recrute au fenua

    mardi 20 octobre 2015

    “Je vais dire aux femmes : ‘Si vous en avez envie, voilà comment nous rejoindre’.” Élue le 31 mai  à la tête de la Grande loge féminine de France (GLFF), Marie-Thérèse Besson est en visite au fenua cette semaine.
    Afin de susciter de nouvelles vocations, la grande maîtresse donnera une conférence publique demain, au lycée hôtelier de Punaauia.
    “Je vais revenir sur l’histoire de la Grande loge, expliquer la méthode maçonnique, et quel est notre objectif, précise-t-elle. Malgré tout ce que nous pouvons entendre, nous sommes une association loi 1901. Il faut payer une cotisation pour adhérer, et écrire une lettre de démission pour s’en aller. C’est aussi simple que cela !”
    La GLFF est la première obédience maçonnique féminine du monde, avec 413 loges regroupant environ 14 000 membres en France, en Afrique, en Europe de l’Est, et aussi en outre-mer : Marie-Thérèse Besson se rendra d’ailleurs samedi à Nouméa pour l’ouverture d’une nouvelle loge. En Polynésie française, une vingtaine de “sœurs” de Tahiti, Moorea et Bora Bora se retrouvent deux fois par mois depuis 1994.

    “Pas réservée aux intellos”

    “Nous avons des popa’a qui ont suivi leurs maris détachés au fenua, mais aussi un noyau dur d’une dizaine de femmes, nées ici ou qui s’y sont installées depuis des années”, explique Marcelle Sendou, la présidente de la loge polynésienne.
    “De jeunes ou de futures mamans nous ont aussi rejointes. On va essayer, avec leur aide, de toucher des générations plus jeunes.”
    Dans de nombreuses têtes, ce type d’obédience est assimilé, au mieux à une société secrète, au pire à une secte. “Il faut démystifier les francs-maçons, assure Marie-Thérèse Besson. Nous ne sommes pas secrets, mais discrets, ce qui n’a rien d’étonnant puisque notre démarche relève d’abord du vécu, de l’ordre personnel.”
    La connaissance de soi, de l’autre, trouver un sens à sa vie : d’où je viens, qu’est-ce que je fais ? “On bâtit notre cathédrale, comme les compagnons d’autrefois, sourit la Grande maîtresse. Sauf que notre cathédrale, c’est nous-mêmes.”
    Dans un second temps, les sœurs portent leur regard féminin sur différents sujets de société, défendent les droits des femmes et tentent de diffuser des valeurs qu’elles estiment universelles : la liberté, l’égalité, la fraternité, le respect de l’autre, la laïcité…
    “Les femmes qui nous rejoignent trouvent une liberté d’esprit qui n’était pas forcément dans leur éducation”, précise Marcelle Sendou, qui promet qu’elles acquièrent très vite “la force de s’opposer” aux freins qui les retiennent parfois de participer. Familiaux, mais aussi, tout simplement, “la peur de s’engager dans quelque chose qu’elles ne connaissent pas”.
    Le cercle, pourtant, ne serait pas fermé : “La GLFF n’est pas réservée aux intellos, rassure la Grande maîtresse. En France, nous avons des vendeuses, des coiffeuses, je connais une postière… La robe noire que nous revêtons pour nos réunions, c’est un moyen d’être toutes pareilles. Qu’on soit habillée par un grand couturier ou chez Tati, ça n’a pas d’importance.”

    Marie Guitton

    “Une voix consultative sur certains dossiers”

    “La transformation du monde commence par la construction de soi.” Telle est la devise de la Grande loge féminine de France (GLFF). “Nous souhaitons faire évoluer la pensée des femmes avec nous, pour qu’elles s’engagent dans la vie de la cité”, explique la Grande maîtresse Marie-Thérèse Besson. Au-delà du développement personnel de ses membres, l’obédience maçonnique est parfois consultée par les gouvernements sur des projets de loi. La semaine dernière, par exemple, le Sénat se penchait sur la prostitution. “Le délit de racolage a été supprimé, mais nous souhaitons la pénalisation des clients”, explique Marie-Thérèse Besson.
    Dans les années 1960 et 1970, la GLFF s’est battue pour le droit à la contraception et à l’avortement et, plus récemment, pour le mariage pour tous. Au fenua, Marie-Thérèse Besson rendra des visites de courtoisie au haut-commissaire, au président du Pays et au président de l’assemblée : “Il peut être intéressant pour l’assemblée, si elle le souhaite, d’avoir une voix consultative sur certains dossiers.”

    A noter

    Conférence de la Grande Loge Féminine de France :
    Mercredi 21 octobre à 18 heures au lycée hôtelier de Punaauia
    Entrée libre

    mimi 2015-10-20 14:57:00
    Généralement se sont des femmes qui cherchent à imiter leurs hommes.... elles font que singer des pratiques créées par et pour des hommes hihihi
    Hirinake 2015-10-20 13:22:00
    Deja que les loges masculines ont completement pourri nos hommes macons, voila que l'on s'attaque a nos femmes maintenant, on est pas sorti du systeme au contraire on s' enfonce davantage. A quand une loge pour nos Raerae tant qu'on y est....
    SIRE 2015-10-20 13:09:00
    Oh Maîtresse la sceau d'eau mie c'est bon pour nous
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