La grille salariale bientôt en discussion dans le secteur de l’hôtellerie

    jeudi 11 juin 2015

    Cela fait plusieurs semaines que circule une rumeur de menace de grève dans l’hôtellerie au mois de juillet, pleine saison touristique. Y a-t-il vraiment un risque dans le secteur déterminant pour l’économie locale ? Du côté du syndicat de salariés majoritaire dans la profession, O Oe to oe Rima, on assure privilégier la discussion et on affirme que la grève ne serait qu’un ultime recours éventuel pour débloquer la situation. Chez les employeurs, on assure également vouloir tout faire pour éviter une grève qui serait “suicidaire” dans le contexte économique actuel.

    Le problème de la grille salariale

    Pour Atonia Tati Teriinohorai, président de O Oe to oe Rima, la situation trouve son origine en 2013. “Nous devions nous rencontrer depuis le mois de janvier pour discuter des avantages en nature que souhaitent supprimer les hôteliers par rapport aux taxes demandées par la CPS. Nous avons répondu que nous ne souhaitions pas tout mélanger, et que ce qui nous importait était d’abord de revoir la grille conventionnelle compressée par les augmentations successives du Smig depuis les six dernières années.” Atonia Tati Teriinohorai confirme que les discussions sont ouvertes, notamment celles concernant les avantages en nature, “mais à condition d’ouvrir les négociations sur la grille conventionnelle”.
    Le 26 juin, O Oe to oe Rima réunira une convention à Moorea, dont le thème principal sera la préparation des revendications notamment sur la grille conventionnelle “qui seront transmises pas courrier aux hôteliers pour l’ouverture de négociations à ce sujet. Dans le cas où nous ne pourrions avoir les discussions demandées, il est sûr que nous serions obligés de déposer un préavis de grève.” En ce qui concerne la période choisie pour ouvrir des négociations, Atonia Tati Teriinohorai relativise. 

    “Ce n’est jamais le bon moment”

    “De toute manière, ce n’est jamais le bon moment. Nous n’avons pas calculé le moment pour ouvrir les négociations. Cela est tombé comme ça, sans arrière-pensées. Ce serait trop facile de dire qu’à cause de la crise économique, il ne faut rien revendiquer. En fait, il n’y a jamais de moment pour les revendications des salariés. Il faut arrêter de se réfugier derrière cette excuse pour ne pas négocier.”
    Atonia Tati Teriinohorai précise : “Il y a un problème concernant la grille des salaires et il faut le résoudre, c’est tout ce qui m’importe. Je voudrais également souligner que les grèves qui se sont déroulées dernièrement n’ont pas été des grèves dures avec blocage des sites ou des voies de circulation. La grève est un droit encadré et les syndicats respectent les obligations liées au droit de grève.” 
    Atonia Tati Teriinohorai confirme également vouloir étendre à l’ensemble des entreprises une assurance obligatoire en cas de fermeture. “O Oe to oe Rima souhaite que soit mise en place une assurance souscrite par l’employeur qui garantit le paiement des indemnités de licenciement en cas de fermeture de l’entreprise, et que cela soit inscrit dans le code du travail.”
    Par ailleurs, O Oe to oe Rima annonce une rencontre entre le syndicat et les délégués des pompiers des aéroports le 17 juin : “Dans la foulée, nous demandons à rencontrer la direction d’ADT. Si nous n’obtenons pas satisfaction sur les revendications demandées, nous déposerons un préavis de grève.” 

    Pascal Martin

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