La perle des enchères

    jeudi 3 novembre 2016

    vente enchère perle

    40 % des lots viennent de Rikitea, 60 % des Tuamotu. (© Christophe Cozette)

     

     

    Les perles en bac. Elles sont 180 000 et eux 287 à tenter de séduire, pour la huitième fois, une cinquantaine d’acheteurs, venus d’ici ou d’ailleurs. Ils et elles sont les lots de perles de Tahiti, présentés par le GIE Poe o Tahiti Nui depuis lundi, dans l’ex-Maison de la perle des jardins de Paofai, pour une vente aux enchères internationale, qui prendra fin dimanche.

    Il s’agit de la 8e vente aux enchères du GIE Poe o Tahiti Nui, la précédente s’étant déroulée en mars. Habituellement organisées trois fois par an, ces ventes sont au rythme de deux rendez-vous cette année, pour cause “de pénurie de nacres”.
    En 2017, deux ventes aux enchères sont également prévues – mars et novembre – et, en 2018, retour au rythme de trois ventes par an.

    Le GIE regroupe une centaine de perliculteurs, tous producteurs à Rikitea ou dans une bonne partie des atolls des Tuamotu.
    Les perles présentées cette semaine proviennent à 40 % de Rikitea contre 60 % pour les Tuamotu. Les lots contiennent de deux à plusieurs centaines d’unités.

    Côté producteurs, certains vendent leur production uniquement via le GIE, d’autres confient leurs lots au GIE mais vendent aussi directement aux acheteurs, via leur propre réseau. “Les petits producteurs, on les encourage à vendre directement avec les négociants. Les petits lots (homogènes) sont plus difficiles à vendre dans ces ventes aux enchères”, a confié la présidente du GIE, Elisabeth Moe.

     

    “Ce n’est pas notre plus belle vente”

     

    Ces 180 000 perles réparties en 287 lots distincts sont présentées aux acheteurs potentiels depuis lundi. Ces derniers doivent déposer une ou plusieurs offres avant dimanche, 17 heures, dernier carat.

    Ensuite, les soumissions sont ouvertes et c’est la meilleure offre qui l’emporte, à condition qu’elle soit supérieure à la mise à prix estimée par le producteur, et non communiquée aux acheteurs.
    Si le prix est en deçà, la vente ne se fait pas, sauf si accord du producteur. Près d’une quarantaine d’acheteurs viennent de Hong Kong et du Japon, le reste sont Américains, Néo-Zélandais et locaux.

    Concernant la production présentée, “je dirais que nous avons eu de plus belles ventes aux enchères”, estime Elisabeth Moe. “Les récoltes sont variables, elles dépendent du temps, de la nacre. Pour moi, qui fais cela depuis des années, ce n’est pas notre plus belle vente”, juge la professionnelle de la perle de Tahiti.

    En mars, tout a été vendu, le prix moyen était de 1 076 F la pièce et autour de 700 F le gramme, toutes tailles et qualités confondues.
    Pour une belle perle de qualité A/B, il faut compter dans les 20 à 25 000 F pièce, à multiplier par le nombre de perles du lot. Si c’est une perle de qualité C et si la couleur est exceptionnelle, le prix peut avoisiner les 5 000 F pièce.
    “Mais il y a des perles à 500 F aussi”, a confié la présidente, elle-même productrice en famille depuis vingt ans maintenant.

    La vente sera officiellement inaugurée aujourd’hui, à 16 heures, entre deux coups de rame aux îles Sous-le-Vent, par le président Fritch et son ministre Rohfritsch, qui a récemment restructuré le secteur et l’a présenté aux maires des îles concernées.
    “Pour nous, c’est une bonne loi, c’est un bon projet”, a commenté hier la présidente du GIE Poe o Tahiti Nui.
    La perle reprend du lustre, cela fait des lustres qu’on l’attendait.

    Christophe Cozette

     

     

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