La perle du Pacifique citée en exemple au Sénat

    vendredi 9 octobre 2015

    Le 30 septembre, le colloque “Une bannière verte et bleue pour un renouveau du tourisme dans les outre-mer” s’est tenu au Sénat à Paris. Il réunissait notamment les sénateurs membres de la délégation outre-mer du Sénat, présidée par Michel Magras, sénateur de Saint-Barthélemy, et le député de Nouvelle-Calédonie, Philippe Gomes, Maina Sage et Lana Tetuanui, parlementaires de la Polynésie, et des représentants d’entreprises dont la Fedom, Fédération des entreprises d’outre-mer. Dans un contexte de crise, les outre-mer cherchent des solutions pour relancer leur économie du tourisme.

    L’environnement, un levier pour attirer de nouveaux touristes

    Ce colloque intervient après la publication d’une série de rapports sur le tourisme et les raisons de sa décroissance dans les territoires d’outre-mer. L’ensemble de ces réflexions montre la nécessité de développer un tourisme vert pour ces régions. Ce colloque a présenté des recommandations pour “révéler les potentiels” et favoriser “l’innovation” de ces destinations touristiques. La ministre de l’Outre-mer, George Pau-Langevin, a notamment annoncé 27 mesures pour relancer la croissance durable des territoires ultra-marins.
    C’est dans ce contexte que Titania Redon, responsable des relations institutionnelles et de la communication outre-mer Suez Eau, a présenté la commune de Bora Bora comme une île exemplaire en matière de protection de l’environnement et de tourisme durable. Depuis 25 ans, Gaston Tong Sang, maire de Bora Bora, a bâti une politique de développement axée sur l’innovation technologique pour attirer les touristes du monde entier et faire bénéficier les habitants de Bora Bora d’emplois stables. Bora Bora est aujourd’hui considérée comme une vitrine dans le Pacifique et dans le monde grâce au développement de différents procédés techniques comme le “Re-Use”, un système d’ultrafiltration des eaux d’assainissement traitées qui produit 600m3/jour d’eau recyclée. Cette eau est destinée à l’arrosage des espaces verts et à des usages industriels tels que le nettoyage des sols des hôtels ou le nettoyage des bateaux et engins. En partenariat avec la Polynésienne des Eaux, ce modèle de gestion unique dans le Pacifique a permis à Bora Bora d’être la première commune de Polynésie française à avoir l’eau potable, un assainissement collectif des eaux usées, un traitement des graisses et des déchets, qui garantissent la préservation des ressources naturelles et du célèbre lagon qui attire 100 000 touristes par an.

    De notre correspondant Alain Lepresle

     

    Un tavana impliqué

     Engagé dans la préservation des ressources naturelles de son île dont il est un ambassadeur à l’international, Gaston Tong Sang intervient régulièrement sur l’importance de gérer les ressources environnementales des milieux fragiles et isolés comme les îles du Pacifique. Invité au Forum mondial de l’Eau à Istanbul en 2009 et acteur essentiel de la promotion du tourisme en Polynésie française, il s’est rendu en juillet à San Diego pour le rayonnement de la culture polynésienne et tourisme vert de la perle du Pacifique. Le tavana de Bora Bora témoignera également de son expérience en Chine au Salon du Tourisme de Zhoustan la semaine prochaine, alors que le Pays cherche à attirer de plus en plus de touristes chinois au fenua.

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