La petite fourmi de feu aux portes de la Pape’iha

    mardi 5 avril 2016

    Dany Pittman, résidente et “gardienne” de la vallée de la Pape’iha, où coule la Vai’iha, a récemment découvert la présence de la petite fourmi de feu chez elle. D’autres riverains sont également concernés, dont bon nombre d’agriculteurs.  La commune et la direction de l’environnement ont été alertées, tandis que Dany Pittman tente de mobiliser les propriétaires pour commencer à traiter rapidement.
    Dany Pittman, présidente de l’association Taatiraa O Te Mau Fatu Fenua No Te Faa No Pape’iha-Vai’iha, a lancé l’alerte, vendredi dernier, via Facebook.
    Résidant à l’orée de la vallée, à Faaone, elle a découvert avec horreur et stupéfaction, la présence de la petite fourmi de feu dans son jardin, une espèce particulièrement envahissante et agressive, aussi connue sous le nom de fourmi électrique.
    “C’est une peste qui représente un vrai danger, parce que ça nous touche à plusieurs niveaux. Il y a urgence par rapport à la Vai’iha : il ne faut pas qu’elles traversent le premier gué. Ce serait une catastrophe pour la biodiversité”, souligne-t-elle, particulièrement remontée.
    “Ce que je regrette, c’est que personne n’en ait parlé plus tôt. Il a fallu que le problème arrive jusqu’à chez moi pour que je m’en rende compte !”
    Connue pour son franc-parler et sa ténacité, la militante environnementale s’est rapidement aperçue que d’autres riverains étaient concernés par cette invasion.
    Elle a donc aussitôt décidé d’en informer la mairie de Faaone, trouvant une oreille attentive auprès de Pierrot Metua, conseiller municipal délégué à l’environnement.
    “Je connais ce problème, car il y en a chez mon fils, à Punaauia”, précise l’élu. “Je suis intervenu tout de suite auprès de la Direction de l’Environnement, pour savoir ce qu’on pouvait faire. On va commencer par informer les gens, pour agir en conséquence. C’est maintenant qu’il faut l’éradiquer, avant qu’elle ne se propage partout à Faaone”, insiste-t-il, inquiet pour les enfants, mais aussi et surtout pour les agriculteurs.

    L’urgence d’un traitement collectif

    Dans le secteur, certains d’entre eux sont effectivement confrontés au quotidien à ce fléau. Une jeune horticultrice, couverte de plaques rouges sur le décolleté, confirme que le débroussage est devenu difficile à effectuer depuis un an.
    En élaguant, son compagnon aurait déjà reçu quelques-uns de ces redoutables insectes dans les yeux, et en garde un souvenir particulièrement douloureux.
    “Les cultivateurs n’ont que leur fa’a’apu pour gagner leur vie. Je ne sais même pas si leurs produits sont encore vendables s’ils sont envahis par les fourmis de feu”, s’interroge Pierrot Metua, qui compte suivre l’affaire de près.
    De son côté, Dany Pittman tente de mobiliser les riverains pour solutionner le problème. “Il faut être solidaires : nous devons tous traiter, sinon, cela ne servira à rien”, explique-t-elle, reconnaissant toutefois que les produits spécialisés, en plus d’être peu recommandables pour l’environnement, sont coûteux.
    D’où sa volonté d’alerter les pouvoirs publics : “Je veux réveiller les élus sur le sujet, et j’aimerais que le Pays réagisse. Il faut faire quelque chose, avant que les agriculteurs ne perdent leurs exploitations”.
    Selon les personnes interrogées, cette expansion de la petite fourmi de feu serait due aux pluies abondantes, qui auraient facilité sa propagation, mais également à de récents remblais effectués dans les environs, à partir de terre importée de communes voisines.
    Cette dernière hypothèse conforte Dany Pittman dans sa volonté de limiter le va-et-vient des véhicules dans la vallée de la Pape’iha, dans un contexte d’opposition aux extractions et au projet de barrage hydroélectrique.

    A.-C.B

    Bonne blague 2016-04-06 12:25:00
    Celle la, décidément, elle ne manque vraiment pas de culot ! Et quand, moyennant finances, elle faisait exécuter des opérations d'extractions d'agrégats sur son terrain par une société bien connu, les engins qui circulaient dans la vallée n'ont jamais fait rentrer de fourmis de feu ?!!! Gardienne de la vallée, la bonne blague !!! Gardienne de son magot oui !!! Les journalistes devraient faire un meilleure travail d'investigation avant d'écrire des âneries ! Même François Tiapari, déclare que ça fait 7 ANS qu'il en a chez lui, et l'autre elle se réveille aujourd'hui, ça c'est de la gardienne !
    natas 2016-04-05 20:27:00
    Ce n'est pas la fourmis de feu l’espèce la plus nuisible, c'est l’espèce humaine qui est la plus nuisible pour l’environnement
    dadi 2016-04-05 16:16:00
    il y a plus de fourmis de feu que d'habitants, ben c'est pas gagné la bataille pour nous, et comme toujours rien est fait ou alors très peu et par les habitants surtout pas les élus, c'est vrai qu'à New York on ne parle pas de ce problème!!
    Sapidus 2016-04-05 14:24:00
    Je vous invite à venir constater ce qu'il y a comme fourmis de feu chez moi, au PK16 de Punaauia et dans la montagne, vous allez être servi ...
    C'est devenu invivable.
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