La plus belle des taote est au Taaone

    jeudi 29 octobre 2015

    Le service des urgences de l’hôpital de Taaone est régulièrement confronté à l’arrivée massive de patients. Et les six prochaines semaines, l’activité ne devrait pas faiblir. Bien au contraire. La raison ? La présence, parmi le personnel soignant, de Marine Lorphelin, Miss France 2013 et première dauphine de Miss Monde la même année. Car si la jeune femme de 22 ans a un physique irréprochable, elle est aussi dotée d’une tête bien faite. Après avoir décroché son bac scientifique (mention très bien), elle a franchi sans encombre le concours d’entrée de la faculté de médecine et effectue, au fenua, un stage dans le cadre de sa quatrième année d’études. C’est à sa demande qu’elle a intégré les effectifs du CHPF. Parce qu’elle apprécie “l’hospitalité et la chaleur des gens” sous nos latitudes, mais aussi car son cœur bat pour un enfant du Pays. S’installer définitivement ici ? Taote Lorphelin ne l’exclut pas. Entretien.

    Comment avez-vous été amenée à effectuer ce stage au centre hospitalier de Taaone ?
    J’ai effectué de moi-même la démarche. J’ai découvert la Polynésie il y a un peu plus d’un an grâce au comité Miss Tahiti qui avait invité un groupe d’anciennes Miss France. Pour la petite histoire, je m’étais blessée à la tête, donc j’avais fait un petit tour aux urgences. Tout le monde y était très sympa et j’ai découvert l’hôpital, très moderne, ce qui m’a étonné. J’avais envie de revenir en Polynésie, donc je me suis dit “pourquoi ne pas y effectuer mon stage ?”. C’est à la fois utile et cela me permet de visiter.

    Il y a également une raison sentimentale. Votre compagnon est originaire de Tahiti…
    Il m’a fait découvrir la Polynésie et me donne également envie de la connaître davantage.

    Qu’est-ce qui vous séduit ici ?
    L’hospitalité et la chaleur des gens. L’accueil que l’on a eu l’année dernière était exceptionnel. Tu sens le respect. C’est un tout. Une ambiance dans laquelle je me sens bien. Et puis il y a aussi les paysages.

    La Polynésie est un pays qui aime ses Miss, qui sont nombreuses. Cela vous a-t-il surpris ?
    C’est différent de la métropole. Là-bas, Miss France est une institution, mais ici, Miss Tahiti l’est tout autant. Elle devient vraiment la reine de la Polynésie. Elle est adorée et on la voit partout. C’est impressionnant.

    “J’avais envie de revenir en Polynésie.”

    Les trois dernières Miss Tahiti ont terminé première dauphine de Miss France. Faut-il s’en féliciter ou s’en agacer ?
    S’en féliciter. Ce n’est pas évident pour un comité de s’imposer autant à Miss France. Miss Tahiti représente la vahine, la femme lointaine, et elle a fait ses preuves. Vous avez quand même eu deux Miss France alors que bon nombre de régions n’en ont jamais eu. La beauté polynésienne plaît. Après, c’est le destin. Hinarani (de Longeaux, NDLR) était favorite. Entre Flora (Coquerel, NDLR) et Mehiata (Riaria, NDLR), c’était aussi au coude-à-coude. Cela se joue à pas grand-chose, mais il y en aura une qui sera bientôt élue, j’en suis sûre.

    Vous avez également été première dauphine de Miss Monde en 2013. Hinarere Taputu représentera la France à l’élection. Croyez-vous en ses chances ?
    Bien sûr. C’est une belle fille, moderne et mature. Elle a les armes pour affronter un concours comme celui-ci.  

    Aujourd’hui, vous êtes en quatrième année de médecine. C’est une voie que vous avez toujours voulu emprunter ?
    J’étais intéressée par de nombreux domaines. J’ai pensé à l’architecture également. Mais, petite, je disais à mes parents que je voulais être chirurgien. J’ai toujours été attirée par le contact humain et touchée par l’injustice face à la maladie. J’avais envie d’agir. Aujourd’hui, je pense que c’est un domaine qui correspond vraiment à ma personnalité. Après, ce n’est pas facile tous les jours. Cela demande beaucoup d’investissement et de nombreuses années d’études.

    Vis-à-vis de vos collègues, votre statut d’ancienne Miss France vous pose-t-il problème ?
    Je pense que ça les étonne surtout. Mais je suis étudiante et je suis là pour apprendre. Le domaine médical est vaste et compliqué. Il faut s’impliquer et c’est ce que je fais lors de ces périodes de stage même si, bien sûr, il m’arrive de faire autre chose le week-end comme participer à un événement ou une émission de télé. J’essaye de faire la part des choses.

    “Taote est le premier mot que j’ai appris après ia ora na.”

    Qu’en est-il des patients ?
    La plupart ne me reconnaissent pas. Certains disent qu’ils m’ont vue quelque part et pensent, par exemple, que l’on a fait du sport ensemble. Moi, je ne dis rien et laisse planer le doute. Si ça leur revient, j’accepte volontiers une photo avec eux. Si ça leur apporte un peu de bonheur au cours de leurs soins, tant mieux. Par contre, ici, même si je viens de débuter mon stage, on me reconnaît. C’est là où je vois l’intérêt qu’ont les Polynésiens pour les Miss.

    Pensez-vous vous spécialiser dans un domaine à l’issue de vos études ?
    Je ne sais pas trop encore. Ce sera soit médecine générale, car le généraliste est le premier contact avec les patients, les familles (…), soit la gynécologie obstétrique. Cela fait parfois sourire quand je dis cela, mais j’ai toujours été fascinée par l’apparition de la vie, la femme enceinte, etc. Et l’on est dans le domaine médico-chirurgical, donc il y a de la consultation mais aussi de l’intervention.

    Comment comptez-vous occuper votre temps libre ?
    J’espère découvrir un peu plus Tahiti, mais aussi Moorea et, peut-être, Bora Bora ou Huahine. Je vais également faire un petit coucou, je pense, aux candidates de Miss France qui arriveront d’ici peu.

    Envisagez-vous, un jour, de vous installer au fenua, taote Lorphelin ?
    (Rires). Taote est le premier mot que j’ai appris ici après ia ora na. Vivre ici ? Pourquoi pas. Je pense qu’il y a encore pas mal de choses à faire au niveau médical, notamment vis-à-vis des populations isolées qui ne consultent pas spontanément. Il y a encore de la prévention à faire. Et ici, la qualité de vie est très agréable alors pourquoi pas y poser mes valises quelque temps.

    Propos recueillis par Jean-Baptiste Calvas

    flash 2015-10-30 04:05:00
    Je ne vois pas ce qu'il y a d'exceptionnel pour écrire un article dessus, peut etre que la personne qu'a écrit l'article n'a pas l'habitude de voir de vraies belles femmes.
    En tous les cas les moustiques n'ont pas attendu de lire le journal pour s'attaquer.......ou pas d'ailleurs aux jambes de cette étudiante.
    temaukaina 2015-10-29 13:54:00
    je sens que je vais tomber malade......................
    TEKITOA 2015-10-29 12:41:00
    oui c'est merveilleux ici ! Alors un conseil Marine, va visiter Mataiva, c'est pas très cher et c'est splendide ! Tu verras !
        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete