La pression internationale s’intensifie sur le gouvernement de Nauru

mercredi 22 juillet 2015

En coulisses comme en public, les pays de la région et les Nations unies font de plus en plus pression sur les autorités de Nauru pour qu’elles rétablissent la liberté d’expression.
 L’Onu avait été la première, en mai dernier, à critiquer la fermeture de plusieurs sites Internet et l’interdiction faite aux médias locaux d’interviewer les députés d’opposition. David Kaye, le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la liberté d’opinion et d’expression, vient de renouveler ses critiques, même si les premières n’ont eu aucun effet : « On n’a pas eu de réponse formelle, mais début juin, le gouvernement de Nauru a dit, en gros, que les critiques sur le blocage de Facebook et d’autres sites Internet étaient émises par des gauchistes hypocrites. Donc, on peut dire qu’ils n’ont pas vraiment accepté nos critiques. »
David Kaye admet que les Nations unies n’ont aucun moyen d’obliger le gouvernement de Nauru à adopter des lois qui respectent les droits de l’homme. Mais depuis peu, l’Onu n’est plus seule à élever la voix : la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont exprimé officiellement leurs inquiétudes. La secrétaire-général du Forum du Pacifique, Dame Meg Taylor, se saisit aussi du dossier. Elle se rendra dans l’île la semaine prochaine. Tess Newton Cain, analyste politique au Vanuatu, estime que cela pourrait pousser les pays membres  du Forum à s’impliquer à leur tour : « Certaines personnes disent que les pays du Pacifique n’ont pas très envie de s’impliquer à cause de la situation fidjienne. Ils pensent que des erreurs ont été commises et ils ne veulent pas les refaire. Mais il y a une palette de mesures prévues dans le cadre du Forum, il ne s’agit pas de suspendre Nauru. »
Pour David Kaye, des Nations unies, le sujet est d’autant plus délicat qu’il est vaste : « Ces problèmes peuvent être liés au traitement des demandeurs d’asile à Nauru. Je pense qu’il s’agit d’une question plus vaste. Il ne s’agit pas que de liberté d’expression, mais du traitement de personnes qui cherchent juste à échapper à la répression ou qui veulent avoir une vie meilleure. »
Pour le moment, le gouvernement de Nauru n’a pas réagi aux nouvelles critiques émises par les Nations unies.
 
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