La prise d’otages de Sydney relance le débat sur les armes à feu

jeudi 18 décembre 2014

Deux jours après la prise d’otages qui a coûté la vie à deux personnes à Sydney, les Australiens cherchent à savoir comment éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise. 
Dans un premier temps, c’est la liberté sous caution dont bénéficiait le preneur d’otages, Man Haron Monis, qui a été mise en question. Aujourd’hui, le sénateur libéral-démocrate David Leyonhjelm réclame un assouplissement des lois sur le port d’armes. Selon lui, l’Australie est une « nation de victimes désarmées ».
« Ce qui est arrivé dans ce café ne se serait sûrement pas produit en Floride ou au Texas, ou dans le Vermont, ou en Alaska aux États-Unis, ou peut-être même en Suisse. Ce dingue qui les a pris en otage n’aurait alors pas su s’il y avait des gens armés parmi eux et les sales types n’aiment pas se prendre une balle dans le dos. Je considère que c’est une farce de tourner une population entière en une nation de victimes. C’est impardonnable, à mon avis. »
Les réactions ne se sont pas fait attendre. « Je ne vois pas en quoi procurer plus d’armes à la population rendrait le pays plus sûr », rétorque le chef de l’opposition, Bill Shorten.
Les Verts, aussi, rejettent cette idée. L’un de leurs chefs de file, Adam Bandt : « L’idée que l’on rendra le pays plus sûr en copiant le modèle américain dépasse l’entendement. » 
Adam Bandt rappelle que c’est à la suite du massacre de Port Arthur que le Premier ministre d’alors, John Howard, avait durci la loi sur les armes. C’était en 1996. Un homme avait tué 35 personnes dans cette ville de Tasmanie, avant d’être capturé par la police.
Tim Fisher, l’ancien vice-Premier ministre et chef du parti National, a contribué au renforcement de la loi sur les armes. Il dénonce les propos du sénateur Leyonhjelm, dignes, selon lui, de la « propagande absurde de la NRA », le lobby americain pro-armes.
« Je ne vais pas m’attarder sur ces questions, mais je voudrais quand même signaler que vous êtes 10 fois plus en sécurité par habitant ici en Australie, qu’aux États-Unis. » 
La vraie question à poser aujourd’hui, c’est comment cela se fait-il que le preneur d’otages ait réussi à se procurer une arme sans autorisation, fait valoir Adam Bandt, des Verts.

Radio Australia

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