La Secamap pour remplacer la Spacem

lundi 9 mars 2015

Premier conseil d’administration de la Sécamap, mardi dernier, à Pirae. Cette société va remplacer la Spacem. Elle aura pour mission de protéger les droits intellectuels des musiciens.

Le premier conseil d’administration de la Société des éditeurs compositeurs auteurs musiciens-interprètes de Polynésie française (Secamap) s’est réuni mardi dernier, à Pirae.
Après des années de guerre “musicale” entre la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et sa filiale polynésienne, la Spacem, mise en liquidation judiciaire il y a quelques années pour cause de dysfonctionnements importants, la Polynésie française se retrouvait orpheline de “société de services à but non lucratif”, pour gérer les droits artistiques. C’est pourtant une compétence du Pays depuis le statut de 2004.
Créée le 26 février, à 11 h 45, en présence des sociétaires et membres fondateurs, la Secamap est donc née. Les démarches administratives sont en cours, pour la création d’une société civile de participation dont le conseil d’administration a été désigné vendredi dernier, composé de huit membres, à raison de deux auteurs par collège (deux éditeurs, deux auteurs, deux compositeurs et deux artistes interprètes).
Dans les trois prochains mois, la société sera dirigée par le CA qui désignera ensuite le directeur général de la société. Teiva Manutahi a été nommé par le conseil d’administration, président de ce dernier.

Compétence du Pays

“Cette société a pour but de protéger les droits intellectuels, comme le stipule le statut d’autonomie, puisque c’est une compétence du Pays”, rappelle Teiva Manutahi, également médiateur de Polynésie.
“Je suis auteur-compositeur également. Je fais cela par passion, mais aussi parce qu’il y a une carence, car la Spacem a été mise en liquidation judiciaire depuis 2013 (…). Cela a engendré une perte de créativité. La guerre entre la Spacem et la Sacem était légitime, mais nous parlons d’avenir. On ne s’oppose pas à la Sacem. C’est nous qui n’avons pas fait preuve de maturité et de gestion responsable, à l’époque. Mais, mis à part cette représentation de la Sacem aujourd’hui, il n’y avait pas aujourd’hui de société légitimée par les auteurs eux-mêmes. J’en veux pour preuve que seulement 61 personnes ont adhéré à la Sacem.
Son travail, assure Teiva Manutahi, va donc être de rassembler les anciens sociétaires de la Spacem et d’établir un “partenariat gagnant-gagnant” avec la Sacem.
“Aujourd’hui, tout est fait n’importe comment dans les discothèques, les karaoke, les associations, et la Sacem n’a pas les moyens de faire les contrôles nécessaires pour récolter les redevances de ces manifestations. À ceux qui veulent rester affilier à la Sacem, libre à eux. C’est un outil performant, mais notre nouvelle équipe a bien pour volonté de tourner la page de la Spacem.”
Teiva Manutahi, qui fêtera sa première année comme médiateur de la Polynésie le 17 avril, a demandé à Théo Sulpice (qui avait fait une tentative de création d’une société de ce type) d’être l’ambassadeur de la Secamap. Ce qu’il aurait accepté. Les contacts seraient également pris avec la Sacem.
“Je rencontrerai la ministre de l’Outre-mer mardi. Je lui demanderai de se saisir de ce dossier”, précise Teiva Manutahi, qui a également demandé au président du Pays, une audience dans ce sens, ce vendredi.
C.C.

 

LEPETANT 2015-03-10 03:37:00
Oh là là ! Cà craint !
    Edition abonnés
    Le vote

    Pour trouver une activité professionnelle, seriez-vous prêt à vous lancer dans l'agriculture ?

    Loading ... Loading ...
    www.my-meteo.fr
    Météo Tahiti Papeete