La télé de l’Empire du Milieu au fenua

mercredi 10 juin 2015

C’est une première. Une équipe de tournage de la version française de la première des chaînes chinoises – CCTV, connue des téléspectateurs de TNTV – est présente au fenua depuis lundi, pour tourner différents épisodes sur la Polynésie française, grâce notamment à la collaboration active de l’Institut Conficius, installé à l’Université de la Polynésie française (UPF), et d’Edwin Aline, ancien directeur général de TNTV, homme de médias et bénévole sur cette opération CCTV-F.
Le tournage de ce documentaire a débuté lundi et s’achèvera le 18 juin. L’équipe chinoise francophone, composée de quatre personnes, a d’ores et déjà tourné sur le campus de l’UPF, hier matin ainsi que lundi, les premières séquences du documentaire consacrées aux missions de l’Institut Confucius. À terme, une diffusion programmée sur le canal français de CCTV est prévue fin septembre-début octobre. Vingt épisodes de cinq minutes de cette série, intitulée De routes et de soies : au carrefour des cultures, seront diffusés sur cette chaîne chinoise, diffusée dans 87 pays francophones, soit un bassin de 300 millions de foyers.
Six épisodes seront entièrement consacrés à la Polynésie, un sur l’Institut Confucius donc, mais aussi sur la troupe O Tahiti E et sa chef Marguerite Lai, demi-chinoise, sur l’Aranui 5 (en cours de construction dans un chantier naval chinois), sur Hiria Ottino, grand connaisseur de la seconde puissance mondiale, sur la perle aux Tuamotu-Gambier et sur le tourisme à Bora Bora.
Bien évidemment, la communauté chinoise, mais également le métissage issu de cette diaspora installée depuis des lustres au fenua, sera au cœur de cette nouvelle série. Une communauté du Pacifique qui ne manque pas d’impressionner les journalistes chinois.
“Je suis impressionnée par l’intérêt de la communauté chinoise de Polynésie pour la culture chinoise, je ne savais pas que cette communauté était si active, notamment concernant la langue et la culture. Chez nous, la nouvelle génération a perdu les traditions chinoises, ici, c’est très fort”, confie Jiang Yuan, productrice de CCTV-F. Une trentaine de membres de la communauté chinoise de Tahiti, hier, avaient fait le déplacement pour être filmés lors d’un cours de mandarin et de calligraphie.

Bientôt des accords de coproduction ?

Cette première venue de la première des chaînes télévisées de Chine concrétise un des projets culturels approuvés en juin 2014 par les administrateurs de l’UPF réunis à la présidence de l’université, en présence du professeur Éric Conte, président de l’UPF – instigateur de la création de cet Institut au sein de son établissement –, et de Wang Ruihua, directrice pédagogique de l’Institut Confucius.
Les 14 autres épisodes de cette nouvelle série seront tournés à Lyon – toujours une capitale occidentale de la soie – au Maroc et bien sûr, en Chine sur les villes côtières de l’Empire du Milieu, bassins d’origine des migrations vers le sud-est et route de la soie maritime.
“Dans ces nombreuses villes, il y a de nombreuses histoires émouvantes entre les cultures occidentale et chinoise”, précise Jiang Yuan.
Le documentaire final “ouvrira pour l’audience chinoise et internationale de CCTV-F une fenêtre sur certains aspects socioculturels de l’univers francophone ultramarin”, comme le précise le communiqué de presse.
Et bonne nouvelle pour les spectateurs polynésiens, cette série quasi spéciale Polynésie sera très certainement diffusée sur une de nos chaînes de télévision locales, que la directrice de CCTV-F a rencontrées dès son arrivée, lundi. La chaîne chinoise, diffusée en français (mais CCTV, qui comporte une quarantaine de chaînes, le plus souvent thématiques, possède également des versions espagnole, arabe, anglaise et russe), signera sans doute, dans les prochains jours, une fois les épisodes polynésiens en boîte, des accords de coopération technique et de coproduction et d’échanges de programmes avec nos deux chaînes locales. Tourisme, aquaculture et maintenant télévision, les partenariats sino-polynésiens ne font que commencer…

Christophe Cozette

Qui est Confucius à Tahiti ?

L’Institut Confucius de l’Université de la Polynésie française (UPF), créé en octobre 2013, a pu se concrétiser avec le double partenariat du Hanban (un des départements du ministère de l’Éducation chinoise) et de l’Institut de diplomatie de Chine, installé à Pékin. Au-delà de l’apprentissage de la langue chinoise (cours intensifs de mandarin à différents niveaux et cours collectifs portant à la fois sur l’écriture chinoise et sur une pratique orale du mandarin permettant de maîtriser le vocabulaire de la vie quotidienne), Confucius Tahiti dispose de six enseignants ainsi que de deux étudiants pédagogiques pour 300 élèves environ (170 étudiants de l’UPF et 130 élèves, cette année, payants, venus de l’extérieur, soit au total 48 élèves de plus qu’en 2014). L’Institut Confucius a aussi pour objectif de faire la promotion de la culture chinoise en Polynésie française. Divers événements sont organisés tout au long de l’année en collaboration avec différentes associations chinoises locales. La venue de la première des chaînes de télévision de Chine en est un.

LEPETANT 2015-06-13 08:54:00
A TOT OF
Peux-tu me citer une seul pays qui fasse quelque chose sans penser en tirer un profit.
L'exemple de colonialisme occidental devrait te suffire.
La prochaine fois, penses à tourner ta plume sept fois dans l'encrier avant d'écrire des conneries.
Tôt of 2015-06-10 16:43:00
Mais personne ce demande pourquoi on a autant de chinois qui viennet?
Tout cest intérêt, hao, Mahina beach, ...'.il y a un loup car les chinois ne font jamais rien qui ne leur rapporte plus que ce qui ne donne....
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