La valse des enseignes à Taravao

    jeudi 21 janvier 2016

    Depuis quelques années, c’est indéniable : la Presqu’île de Tahiti, et plus précisément Taravao, se développe à une vitesse fulgurante. Peut-être un peu trop, d’ailleurs. Quantité de nouveaux locaux, construits à tour de bras, cherchent aujourd’hui désespérément acquéreurs, quand d’autres, plus anciens, sont tout bonnement laissés à l’abandon.
    Si la galerie marchande de Carrefour semble avoir trouvé un certain équilibre après trois années d’existence, le contraste avec son principal concurrent, Super U, est saisissant. “Il y a de moins en moins de clients. C’est vraiment difficile. On n’arrive pas à atteindre notre chiffre d’affaires, mais pour l’instant, on reste ouvert”, confie la vendeuse d’un équipementier sportif établi dans la galerie Te Maeva. “Les clients comparent les prix et nous demandent souvent s’ils peuvent payer en plusieurs fois”, ajoute-t-elle.
    Bien que l’étage supérieur concentre désormais la plupart des services administratifs du secteur, seulement 30 % des locaux de la galerie seraient actuellement occupés. “On ne peut pas nier que c’est un handicap”, confie Roger Tetopata, directeur adjoint du Super U de Taravao, qui attribue cette situation à l’état du marché, tout simplement saturé. “Je pense qu’il n’y a pas assez de diversité au niveau des commerces. S’agissant de la clientèle, le gâteau est vraiment petit”, analyse-t-il.
    Pour autant, la direction projetterait de prendre des mesures en vue de redynamiser une galerie où les commerces disparaissent les uns après les autres. Après avoir subi de plein fouet l’arrivée des grandes surfaces et l’attractivité de leurs galeries marchandes, aujourd’hui, cer-tains centres commerciaux périphériques se repeuplent peu à peu…

    Vers un inversement de la tendance ?

    Le centre Vahinerii, autrefois vidé de l’intégralité de ses occupants, renaît de ses cendres depuis quelques mois. Une école de danse a investi les lieux, emboitant le pas à plusieurs salons de coiffure et d’esthétique. Non loin de là, le centre Manatea connaît, lui aussi, une seconde jeunesse et avait même atteint 100 % d’occupation avant le récent départ d’une enseigne spécialisée dans les produits d’entretien pour piscine.
    “Je suis satisfaite de mon emplacement, au rez-de-chaussée, avec un grand parking et des commerces à côté, donc c’est vivant ! L’avantage, ici, c’est que le loyer est plus intéressant et que je peux choisir mes horaires de travail”, souligne Brenda Ariiveheataiteraipoiri, gérante du salon de coiffure du centre, en insistant sur l’importance de fidéliser la clientèle par le biais de remises et de nouveautés.
    Pour “survivre”, bon nombre de commerçants interrogés confient ainsi devoir sans cesse redoubler d’efforts et d’inventivité. Mais malgré toute leur bonne volonté, certains se voient parfois dans l’obligation de mettre la clef sous la porte.
    “Tout augmente : le transport, les douanes, la fiscalité,… on ne s’en sort plus, parce que ça nous oblige à augmenter nos prix. À partir de là, les clients achètent moins. C’est un peu un cercle vicieux”, confie un couple de gérants, qui aura exploité une boutique de vêtements pendant plus de trois années dans le cadre du centre Tauhere. En ce début d’année, la plupart des commerçants interrogés souhaitent malgré tout rester positifs, et ce malgré un climat économique morose.

    A.-C.B.

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    raerae zen 2016-01-22 08:55:00
    Magnifique pollution visuel, un vrai bordel !!!
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