La victoire de Syriza donne des ailes aux mouvements anti-austérité en Europe

    lundi 26 janvier 2015

    La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes aux mouvements rejetant les politiques d’austérité en Europe, à commencer par le jeune parti Podemos, favori dans les sondages en Espagne, en pleine année électorale.
    « A partir de maintenant naît l’espoir, mais avec responsabilité et sérieux et sans aucune euphorie », a lancé le secrétaire général de Podemos Pablo Iglesias après la victoire de son allié Alexis Tsipras en Grèce.
    « Nous avançons vers un scénario qui isolera (la chancelière allemande Angela) Merkel », première à défendre les politiques d’austérité selon Podemos, a encore insisté M. Iglesias lundi.

    En France, la gauche de la gauche, opposée aux politiques d’austérité menées en Europe, se sent pousser des ailes, espérant tirer les fruits de cette victoire lors des multiples élections prévues cette année en France, même si les situations dans les deux pays sont très différentes. Après avoir fait un meeting de soutien à Syriza, écologistes et membres du Front de gauche signaient un appel, « Chantiers d’espoir », pour « refuser de laisser les responsables politiques au pouvoir mener notre pays dans le mur ».
    Prémices d’un Syriza à la française ? Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche, l' »espère ». « J’espère » qu’en France « nous (serons) capables de créer un élan comparable à celui de Syriza en Grèce », a-t-il déclaré après la victoire de la coalition grecque dimanche. « Le PS, son sort est réglé, c’est une affaire de temps » car « son logiciel est totalement périmé ». « Je crois qu’en France tous les espoirs sont permis après une victoire pareille en Grèce (…) En tout cas, c’est un encouragement extraordinaire pour nous qui travaillons au rassemblement des forces de gauche anti-austérité », a pour sa part réagi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Du côté du gouvernement, l’idée d’un Syriza à la française est jugée peu crédible. « Comparer la Grèce à la France n’a aucun sens, aucun », a estimé le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. « Je sais une chose : il n’y aura pas d’alternative à gauche (en France), la gauche c’est celle qui gouverne aujourd’hui. »
    A la veille d’échéances électorales en France (départementales et régionales), le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen met quant à lui la gauche de la gauche en garde. « C’est la gauche de la gauche qui a perdu son identité unitaire. Elle peut faire perdre la gauche, et je dirais même plus, à certains endroits, elle peut faire perdre la République », prévient-il dans une allusion à la montée de l’extrême droite.

    Ailleurs en Europe, nombreux sont ceux qui considèrent comme Pablo Iglesias de Podemos que la victoire de Syriza a sonné le glas des politiques d’austérité.

    AFP

        Edition abonnés
        Le vote

        Pour trouver une activité professionnelle, seriez-vous prêt à vous lancer dans l'agriculture ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete