“La vie des radios et des télévisions est assez difficile”

vendredi 7 novembre 2014

Patrice Gélinet est membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) depuis 2011 et a notamment en charge l’outre-mer. Dernière des seize comités
territoriaux de l’audiovisuel (CTA), la Polynésie — dont le CTA est présidé par Marie-Christine Lubrano — l’accueille depuis à peine 48 heures afin de découvrir le paysage audiovisuel, rencontrer les directeurs de chaînes de radios et télévisions, ainsi
que les institutions et pour signer une convention de partenariat avec le Pays. De manière informelle, il a rencontré les médias du pays, avant de démarrer son séjour.

Quel est l’objet de votre visite ?
Patrice Gélinet. Je suis là pour conclure avec le gouvernement et l’assemblée, une convention qui existe depuis un certain temps mais qui doit être rédigée sous une autre forme, pour mettre en place une commission de travail entre la Polynésie française et le CSA, car la Polynésie est associée à toute la politique audiovisuelle. Cette commission est chargée de demander et de consulter, pour avis, le gouvernement de Polynésie, sur toute la politique audiovisuelle.
L’autre objet de ma visite est de découvrir un paysage audiovisuel que nous régulons, et que je ne connais pas. J’ai rendu visite à tous les comités territoriaux de l’audiovisuel de métropole et d’Outre-mer et il me restait le dernier, le 16e, celui de Polynésie. Je vais rencontrer donc les principales radios et télévisions ainsi que les autorités.

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?
Marie-Christine Lubrano. La loi organique prévoit l’association de la Polynésie française à la compétence de l’État en matière d’audiovisuel, c’est-à-dire sur la gestion des fréquences, la signature des autorisations d’émettre données à toutes les télévisions et les radios, via des demandes d’avis.
Toutes les décisions prises par le CSA sont soumises, avant d’être prises, à l’avis du Pays, qui prend son avis en conseil des ministres. Cela passe aussi, par exemple, par le choix des membres du comité territorial de l’audiovisuel.
L’objet de cette commission mixte est non seulement, d’étudier en amont les contenus de demandes d’avis, mais aussi d’être une force de propositions.
Il va bientôt avoir un appel à candidatures pour les fréquences des radios. Le CSA va exposer au Pays, comme à son habitude, quelles sont les radios candidates, quelles sont les fréquences attribuables et va demander l’avis au gouvernement.

Quelles sont les difficultés en outre-mer ?
Patrice Gélinet. Il y a un problème dans tout l’outre-mer avec les difficultés économiques du marché publicitaire. La vie des radios et des télévisions est assez difficile.
Il y a une forte concurrence entre le service public qu’on appelle toujours RFO et les chaînes privées. Les bassins de population respectifs sont un peu étroits pour des chaînes de télévision qui vivent essentiellement de la publicité, pour les chaînes privées.
On peut avoir des chaînes comme à La Réunion ou à La Martinique, qui dépassent en audience le service public, mais qui connaissent des difficultés financières. Le risque est de voir disparaître les chaînes privées et qu’il n’y ait plus que l’équivalent de l’ORTF dans les Outremers.
C.C.

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