Label Hina bientôt sur les écrans

    mardi 13 octobre 2015

    « Label Hina”, c’est le nom de la prochaine série qui sera diffusée sur TNTV en février 2016.  Produit par Archipel production et écrit par Sarah Dukhan et Simon Lecoq, Label Hina raconte l’histoire d’une jeune Polynésienne, Hina, éco-responsable dans l’âme, qui veut sauver son île du réchauffement climatique. “Idéaliste, Hina est un personnage excessif et passionnée dans sa manière d’être”, raconte Sarah Dukhan.

    Hina vit en colocation avec sa meilleure amie Vaiana et, ensemble, elles tentent de trouver un troisième colocataire.
    Mais la tâche est ardue puisque, pour durer dans la colocation, le fameux colocataire doit signer et surtout appliquer le Label Hina, un pacte écocitoyen rédigé par Hina, sensible au réchauffement climatique.
    Et attention, pas le droit à l’erreur. “On assiste alors à un défilé de colocataires qui tentent de suivre les gestes écocitoyens de Hina. Ces personnages font de leur mieux mais, parfois, il y a des petits bugs, et ils se trompent. Hina leur laisse des chances mais, au bout d’un moment, elle les vire”, explique Sarah Dukan, scénariste et co-réalisatrice de la série.

    Une galerie de personnages drôles et attachants

    Archipel production essaie de faire passer des messages écocitoyens, à travers une galerie de personnages drôles et attachants. Parmi eux, il y a Vaiana, la meilleure amie de Hina. “Elle est bien obligée d’être écolo, parce qu’elle vit sous le même toit que Hina, mais elle fait vraiment ça, parce que c’est sa meilleure amie. Hina essaie sans cesse de la motiver dans ce sens”, explique Sarah Dukan. Il y a également Félix, le voisin de Hina. “C’est un ancien écolo désabusé qui a milité pour Greenpeace dans sa jeunesse.” Un brin agaçant, il aime taquiner Hina sur ses lubies écologiques.
    On retrouve aussi Marty, un raerae extraverti, Will, le premier colocataire déchu, un peu collant et un défilé d’autres colocataires à durée très limitée : un cuisinier de Bora Bora, un expatrié tout juste débarqué, un jeune cadre dynamique, un gaspilleur très séduisant et même un fonctionnaire gay en pleine crise existentielle…
    En dehors de l’histoire de Hina et de son entourage, à chaque episode, trois gestes écocitoyens sont mis en avant dans des écobulles. “Les partenaires publics ont leur mot à dire sur les écobulles, par rapport à la politique du gouvernement pour être sûr qu’on ne s’est pas trompé. Ils nous aident à trouver les bons termes, les bonnes formulations… Par contre, ils n’interviennent pas sur la fiction, ni sur la base scénaristique”, explique Sarah Dukhan.
    L’histoire de Label Hina a débuté en 2013 lorsque Sarah Dukhan, à l’origine de cette mini-série de fiction, a proposé l’idée à Archipel production. Il aura fallu deux ans pour trouver un diffuseur et des partenaires financiers pour arriver à réaliser les 40 épisodes de quatre minutes. Parmi les partenaires, le ministère de l’Économie numérique et le ministère de l’Environnement ont soutenu la série.

    Une charte d’écoproduction

    Par ailleurs, Label Hina est la première série de fiction à avoir reçu des crédits CNC et ouvre ainsi le chemin à d’autres productions polynésiennes. La volonté affichée d’Archipel production est de faire une production “100 % locale”. Depuis plus d’un mois, une équipe de 15 techniciens et de 50 comédiens professionnels et amateurs du fenua travaille à la réalisation de ce projet. Le tournage a lieu principalement dans une maison en bord de mer à Paea, louée spécialement pour l’occasion.
    Pour respecter l’esprit de la série, une charte d’écoproduction a été signée par tous les membres de l’équipe technique et de la production. Tous se sont engagés pour la durée du tournage à adopter un comportement écocitoyen.
    Côté décors, l’aménagement de la maison de Hina a été fait à partir de palettes et de matériaux recyclés. À la technique, l’utilisation des LED a été privilégiée. Pour la restauration, vaisselles et couverts jetables ont été prohibés… Mise en place de covoiturage pour se rendre sur les lieux de tournage, tri des déchets, usage très limité de la climatisation…
    Tout a été pensé pour être en adéquation avec les messages plébiscités par la série. “On s’est dit que si on faisait une série écolo, il fallait jouer le jeu. Alors, on a écrit une chartre qu’on a fait signer à chacun et, jusqu’à maintenant, tout le monde joue le jeu. C’est super !”, raconte Sarah Dukhan.
    E.P.

    Archipel production

    Archipel production a vu le jour en 2004. Depuis neuf ans, cette société indépendante ne cesse de diversifier son offre de
    programmes : émissions, documentaires, programmes courts pour la télévision ou encore développement de films pour le secteur privé. D’horizons professionnels divers en audiovisuel avec des expériences de terrains aux États-Unis, en métropole ou ailleurs en Océanie, les membres de la société envisagent les productions sous divers angles : réalisation, image, son, montage, production ou graphisme.
    D’abord locales, les productions d’Archipel tendent à s’ouvrir à l’international avec des structures basées en France, en Nouvelle-Calédonie ou aux États-Unis et des tournages qui dépassent les limites de l’archipel polynésien. Archipel a coproduit récemment l’émission Faut pas rêver spécial Polynésie française. Elle a également assuré la production exécutive de Point Break ou Man of Steel, et produit des documentaires ambitieux qui ont été récompensés dans des festivals comme Ma famille adoptée, d’Eliane Koller, qui a reçu un prix spécial lors du Fifo 2012. Par ailleurs, le film Aux enfants de la bombe, coproduit avec Mano a mano et France Télévisions, s’est vu décerner le grand prix du jury du Fifo 2013.

    Manavarii Ravetupu et Éléonore Parant, représentantes de l’Ademe : “C’est un point fort pour notre communication et pour la visibilité de nos missions”

    “Depuis le début, nous sommes partenaire financier de ce projet de mini-séries. Le sujet parle d’une jeune Polynésienne qui est très sensible à tout ce qui touche l’environnement, le développement durable et la préservation de l’environnement. Donc, cela rentre parfaitement dans nos champs d’intervention. C’est pour ça qu’on soutient ce projet. C’est un point fort pour notre communication et pour la visibilité de nos missions. En tant que partenaire, en dehors de notre apport financier, la production fait appel à nous pour valider et confirmer le contenu des messages diffusés dans les écobulles. Si on n’est pas d’accord, on retravaille avec Sarah, on l’aide dans le choix des mots à utiliser. Par rapport au projet initial qui nous a été présenté, on retrouve bien les personnages. Les décors fabriqués en palettes et matériaux de récupération, sont très ingénieux. Ça rentre bien dans l’esprit de cette série. L’ambiance générale est bonne et l’équipe est très professionnelle.”

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