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L’Accord de l’Élysée voté par la majorité

vendredi 7 juillet 2017

accord Elysée

Les représentants de l’assemblée étaient très divisés au sujet de l’Accord de l’Élysée, hier. (© Photo : Bertrand Prévost)

 

L’Accord de l’Élysée a été voté hier à l’assemblée de la Polynésie française. Au cours de la séance houleuse, la majorité a fait le plein de son camp, avec 31 voix, contre les 26 voix de l’opposition. Les Accords de Papeete, devenus depuis Accord de l’Élysée, sont désormais appelés Accords pour le développement de la Polynésie française.

Séance tendue hier à l’assemblée de la Polynésie française pour la dernière réunion de la session administrative avant que la commission permanente prenne le relais.
À l’ordre du jour, l’Accord de l’Élysée qui a chauffé les esprits des trois groupes à Tarahoi. Au final, le texte sera voté par les 31 voix de la majorité contre les 26 voix de l’opposition.
Certaines animosités, notamment celle entre Sandra Levy-Agami et Teva Rohfritsch, se sont exprimées plus fortes que d’autres dans cette matinée, où les voix se sont élevées…
De colère, Vito Maamaatuaiahutapu pour le groupe UPLD en a même terminé la séance debout sur son pupitre.

Les Accords de Papeete, devenus depuis Accord de l’Élysée, sont désormais appelés Accords pour le développement de la Polynésie française.
Un document issu du travail conjoint entre le gouvernement central et le gouvernement de la Polynésie française sous la présidence de François Hollande.

 

“Accord de dupes”

 

C’est Sandra Levy-Agami pour le Tahoera’a qui a décoché les premières flèches.
“Cet Accord de l’Élysée n’est, plus ni moins, qu’une ‘déclaration d’intention’ qui n’a pas véritablement formalisé d’engagements nouveaux de l’État, le constat étant que la quasi-totalité des mesures annoncées font déjà l’objet de conventions État-Pays passées ou relèvent des compétences régaliennes que l’État doit de toute façon financer”, expliquait l’élue sous les grimaces, à peine masquées, du vice-président Teva Rohfritsch.
Elle concluait : “Le Tahoeraa Huiraatira, après avoir participé à la fondation de l’autonomie de la Polynésie française, a toujours défendu les valeurs de libre administration de la Polynésie française aux côtés de la France ; et nous ne comprenons pas que la majorité Fritch valide à travers cet ‘Accord de l’Élysée’, un tel renoncement à l’autonomie de la Polynésie française !”
L’UPLD s’est, elle aussi, opposée à cet accord.

Teva Rohfritsch en l’absence du président Édouard Fritch, parti à Cracovie soutenir la candidature de Taputapuatea au classement par l’Unesco, a évidemment défendu de son côté l’accord en attente de ratification par l’État. “C’est dommage de s’arrêter sur ce qu’il n’y a pas dans l’accord plutôt que de retenir ce qu’il contient vraiment”, a-t-il expliqué. “Il vaut mieux un tiens que deux tu l’auras.”
Des propos qui n’auront pas recueilli l’assentiment de l’opposition, votant contre “cet accord de dupes qui ne mène à rien”.

 

Bertrand Prévost

 

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