L’affaire Training Sandra Network renvoyée au 18 avril 2017

    mardi 18 octobre 2016

    Sandra Faraire a déclaré ce matin, "n'avoir rien à se reprocher". (© Christophe Cozette)

    Sandra Faraire a déclaré ce matin, « n’avoir rien à se reprocher ». (© Christophe Cozette)

     

    Le tribunal correctionnel devait se pencher hier matin sur l’affaire Training Sandra Network où la principale prévenue, Sandra Faraire, devait comparaître pour “escroquerie”, “abus de biens sociaux”, “banqueroute par détournement d’actifs” et “travail dissimulé par dissimulation de salariés”. Près de 50 victimes – 48 exactement – étaient attendues à l’audience, mais les enquêteurs évoquent un nombre plus conséquent de victimes dans ce dossier de “vente pyramidale”.
    Au final, l’affaire n’a pas été évoquée hier matin et a été renvoyée. En effet, en raison de l’absence d’avocats pour l’une des deux autres membres du réseau à la barre, à savoir Anouciatha Faoa et Heiata Huria, le procès a été renvoyé au 18 avril 2017.
    L’enquête avait été ouverte en février 2015 par le parquet de Papeete suite à une saisie de la direction générale des affaires économiques (DGAE). Les policiers soupçonnaient la société d’arnaque ou de tentative d’arnaque. En effet, Training Sandra Network, dont la gérante est Sandra Faraire, proposait des formations de 20 000 à 40 000 F et promettait des retours sur investissement de 500 000 à 600 000 F en seulement six mois.

     

    “On a beaucoup travaillé”

     

    “Nous avons tous travaillé pour cette dame et on la respecte”, a confié une autre victime, à la sortie de l’audience hier. “On a beaucoup travaillé, parfois jusqu’à 1 heure du matin. Nous sommes tous ici pour le faire savoir. J’ai payé 30 000 F ma formation mais j’ai formé des centaines de personnes ensuite, qui ont payé entre 15 000 et 30 000 F.”
    Des propos que semble confirmer Martine, venue avec son fils hier matin, également victime des belles promesses de Training Sandra Network. “En tout, à Moorea, à mon avis, on n’est pas loin de 300, mais beaucoup n’ont pas porté plainte, ne sachant pas comment faire”, a-t-elle déclaré.
    Selon Sandra Faraire à l’époque, “sa société était en règle et elle avait le droit d’exercer”. Pourtant, en septembre dernier, Training Sandra Network a été placé en redressement judiciaire pour plusieurs millions de francs d’impayés de cotisations CPS, avant que sa gérante ne soit placée en garde à vue quelques mois plus tard, le 17 décembre 2015, par la brigade financière, durant 48 heures.
    Interrogée à la suite du renvoi de son dossier hier matin, Sandra Faraire a persisté et a déclaré “n’avoir rien à se reprocher”, tout en précisant que “le but est de rembourser tout le monde”. Et de marteler : “Quand on monte une société, ce n’est pas pour être pauvre, logiquement.” D’ici là, rendez-vous en avril prochain pour la suite judiciaire de cette affaire.

    Christophe Cozette

     

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