Lana Tetuanui rencontre les forces de l’ordre

    mercredi 28 septembre 2016

    tetuanui

    Lana Tetuanui, ici à la caserne Bruat, entourée du colonel Caudrelier, commandant de la gendarmerie nationale en Polynésie française, et de Frédéric Poisot, directeur de cabinet du haut-commissaire. (Photo Caroline Perdrix)

     

    Lana Tetuanui a rendu visite, hier matin, aux services de la gendarmerie, de la police nationale et de la direction de la défense et de la protection civile, en compagnie de Frédéric Poisot, directeur de cabinet du haut-commissaire René Bidal.

     

    Une visite d’information qui prenait place trois semaines après que Lana Tetuanui ait déclaré souhaiter l’extension en Polynésie française de l’état d’urgence et, 15 jours après la demande du Tahoera’a, que l’entrée du territoire soit interdite à toute personne fichée S, et que les détenus fichés S soient transférés de Nuutania en métropole ; déclarations qui avaient provoqué une réponse sèche du haut-commissaire.

    Reçue par le colonel de gendarmerie Pierre Caudrelier à la caserne Bruat, Lana Tetuanui a assisté à une présentation complète, avant de visiter le centre opérationnel. Elle s’est ensuite entretenue avec le commissaire divisionnaire François Perrault, directeur de la DSP, puis elle a rencontré la direction de la défense et de la protection civile au haut-commissariat.

     

    “Il faut relativiser” la menace terroriste en Polynésie

     

    Partout, le même constat : la collaboration des services de l’État entre eux et avec le Pays et les communes permet d’optimiser les moyens malgré une importante charge de travail ; le niveau et le type de délinquance en Polynésie ne justifient ni mesures d’exception, ni renforts importants aux yeux des ministères de la Défense et de l’Intérieur ; et l’idée que des gendarmes et policiers polynésiens ne parviennent pas à être affectés au fenua est “un fantasme” : “Je cherche des Polynésiens pour revenir, et je n’en trouve pas, dit le colonel Caudrelier. Ils reviendront peut-être plus tard, mais aujourd’hui, ce n’est pas vrai, les enfants ne veulent pas revenir.

    À l’issue de cette matinée, la sénatrice déclarait : “J’ai appris que les équipes sont quand même bien déployées sur le terrain, et je vois qu’ils font beaucoup”, souhaite-t-elle poursuivre l’idée d’une résolution sur l’extension de l’état d’urgence ? “Par rapport à tous les éléments que je viens d’obtenir, non. Je pense qu’il n’y a pas de quoi s’alarmer. Il faut relativiser, et faire confiance aux équipes présentes sur notre territoire.

    Elle n’est pas non plus pour le transfert dans des prisons métropolitaines des détenus fichés S, rejoignant en cela le président Fritch : “Il s’agit quand même des enfants de ce pays. Il faut qu’on assume. S’ils sont tombés dans ce piège-là, je crois que nous avons tous une responsabilité. Il ne faut pas laisser les autres résoudre nos problèmes.” Lana Tetuanui repart demain soir pour Paris et le Sénat.

    La priorité : “La loi de finances 2017, pour vérifier que les crédits destinés à notre collectivité sont bien inscrits. Ensuite, il y a les modifications statutaires qui arrivent à grand pas : on nous dit que le texte partira du Sénat fin novembre, début décembre.

    La sénatrice n’exclut pas de proposer des amendements à la loi sur l’égalité réelle outre-mer. Elle prépare également, pour février prochain, la visite de plusieurs de ses collègues de la commission des lois au Sénat, pour évaluer les difficultés d’application ici du code général des collectivités territoriales (CGCT), “si ce n’est pas créer un code des communes polynésiennes, je n’en sais rien encore, mais c’est trop important pour ne pas en parler”.

     

    C.P.

     

     

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