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Lana Tetuanui s’interroge sur la réforme statutaire

mercredi 23 novembre 2016

lana tetuanui

La sénatrice Lana Tetuanui a interpellé la ministre des Outre-mer. (© DR)

 

“Lors de la séance des questions au gouvernement, la sénatrice Lana Tetuanui a interpellé, ce jour, la ministre des Outre-mer sur l’évolution de la réforme du statut de la Polynésie française”, a expliqué hier un communiqué issu de son équipe parlementaire à Paris. “Cette réforme statutaire devrait être intégrée à un projet de loi organique, dont la discussion devait débuter au Sénat au mois d’octobre”, poursuit le communiqué, qui embraye alors sur la question de l’élue à la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts : “Pouvez-vous nous confirmer la volonté du gouvernement de faire adopter cette loi organique, tant attendue des Polynésiens ?”

Et le communiqué de la représentante de Raiatea de poursuivre en alignant l’éphéméride des réunions et des discussions qui se sont déjà tenues sur le sujet : “Le gouvernement de la Polynésie française sollicite une réforme de son statut depuis le début 2015. Les principales orientations ont été exposées en février 2015 au président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, puis le 9 mars 2015 à Mme George Pau-Langevin, ancienne ministre des Outre-mer (…) En février 2015, le président de la République a solennellement reconnu, dans son discours de Papeete, la contribution de la Polynésie française à la constitution de la force nucléaire et les impacts des essais nucléaires sur la vie des Polynésiens, dans les domaines sanitaires, environnementaux, économiques et sociaux”.

 

“Pas tenu sa promesse”

 

“Il avait été convenu en mai 2016, entre Paris et la Polynésie française, d’inscrire la reconnaissance du fait nucléaire et les principaux engagements de l’État dans le statut de la Polynésie française, complété par l’accord de Papeete”, a rappelé la sénatrice.

“À ce jour, force est de constater que ce projet de loi organique n’a toujours pas été soumis à la consultation du Conseil d’État, ni à celle de l’assemblée de la Polynésie française”, s’exaspère la sénatrice. Le communiqué conclut sèchement : “Le président de la République n’a donc pas tenu sa promesse”.

La ministre des Outre-mer s’est pour sa part engagée à présenter le projet en début d’année prochaine.

 

Bertrand Prévost

 

L’arrêt du soutien à François Hollande, ça commence à se voir

 

Après avoir tressé des louanges au président François Hollande, il est l’heure, pour les protégés d’Édouard Fritch, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, de glisser quelques peaux de banane au chef de l’État. L’année se termine, son mandat aussi, et le Tapura huiraatira s’est prononcé, tardivement, pour Alain Juppé. Cela donne trois occasions de plus de montrer plus facilement son mécontentement et de montrer que “non, non, on est bien à droite, hein Alain”, alors que le Parti socialiste est promis à une présidentielle 2017 très compliquée.

Ainsi, après la première salve de Nuihau Laurey contre le budget outre-mer, le 10 novembre, au Sénat, et la pique en séance de Maina Sage, la semaine dernière, sur l’absence de crédits pour les abris anticycloniques dans le cadre du Fonds vert (alors que ces derniers peuvent être financés par le contrat de projets), c’est au tour de Lana Tetuanui de sortir sa fourche.

Édouard Fritch se sépare de François Hollande et ça commence à se voir. Cette fois-ci, c’est sur la lenteur de la mise en place de la réforme statutaire que la représentante peste. Pensez donc, deux mois de retard sur les promesses de février. Inadmissible.
“À ce jour, force est de constater que ce projet de loi organique n’a toujours pas été soumis à la consultation du Conseil d’État, ni à celle de l’assemblée de la Polynésie française”, est-il expliqué par voie de communiqué.
“La ministre des Outre-mer a évoqué un examen du texte en conseil des ministres en janvier prochain, démontrant ainsi que son adoption ne pourra se faire sous l’actuel quinquennat. Le président de la République n’a donc pas tenu sa promesse.”

Ah, qu’ils sont pénibles, ces présidents, à ne pas tenir leurs promesses, et leurs délais !
Reste à Jean-Paul Tuaiva, qui finit son dernier mandat de député en roue libre, d’y aller de son couplet et la boucle sera bouclée.

Et voilà comment on passe en dix mois de “Merci président” à “Au revoir président”.

 

Bertrand Prévost

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