Habillage fond de site

Bannière sur-titre PI

La langue polynésienne s’invite dans les dossiers

vendredi 23 juin 2017

Les élus de l’assemblée ont débattu hier sur l’obligation de parler le reo ma’ohi pour exercer  la fonction de médiateur ou une activité de généalogie. (© Photo : archives LDT)

Les élus de l’assemblée ont débattu hier sur l’obligation de parler le reo ma’ohi pour exercer
la fonction de médiateur ou une activité de généalogie. (© Photo : archives LDT)

Jeudi, la sixième séance de la session administrative de l’assemblée de la Polynésie française a vu les élus énormément échanger sur le reo ma’ohi et sa place dans les différents dossiers à l’ordre du jour.

Premier exemple, la remise sur le tapis de la loi réglementant l’activité de généalogie. Une loi retoquée par le Conseil d’État en 2016, suite à un recours du haut-commissaire estimant que l’obligation de détenir un diplôme local et de maîtriser le reo ma’ohi donnait lieu à une iniquité devant la loi.
Une disposition qui a, à de nombreuses reprises, déjà donné lieu à des reports de texte. Un texte voté hier par la majorité, avec le soutien du groupe Tahoera’a, mais sur lequel le Tavini a souhaité s’abstenir.

Si, avec le vote, hier matin, la profession ne peut plus être exercée par quelques escrocs en mal de comptes en banque à vider, mais par des personnes ayant obtenu une licence en droit ou d’un diplôme universitaire dans le domaine de la généalogie, à cette deuxième option doit être ajoutée la condition d’exercice d’une activité professionnelle dans le domaine foncier ou généalogique pendant au moins un an.
L’utilisation de la langue tahitienne a été retoquée puisque des traducteurs existent, si le besoin s’en fait sentir.

 

“Nous courbons l’échine pour faire plaisir à la France”

 

“Une fois encore, nous courbons l’échine pour faire plaisir à la France”, commentait hier sommairement le représentant Tavini Tony Géros.
Le même débat s’était tenu au moment de valider le choix des trois nouveaux membres qui siégeront dans le prochain collège d’assesseurs du futur tribunal foncier.
Le même Tony Géros regrettait que les candidatures retenues n’étaient qu’exclusivement “métropolitaines” et qu’à terme, “le collège fonctionnera au plus avec deux ou trois Polynésiens de souche”.

Les candidatures de Louis Picard, d’Alain Moyrand et de Catherine Chodzko ont été votées par les élus de l’assemblée, mais le malaise est latent sur la volonté de voir “la souche” imposée.
Là où l’UPLD a échoué en proposant une loi restreinte sur la préférence à l’embauche en Polynésie française il y a quelques années, le Tavini aujourd’hui tente d’inclure cette préférence au cas par cas dans les textes et délibérations votés à Tara-hoi.
Un même débat s’est tenu avant l’heure de déjeuner sur le vote de la fonction de médiateur. Ce métier, qui revient au-devant de la scène, ces dernières années, a pour but l’engagement des négociations pour trouver des sorties de conflit, surtout des conflits familiaux, qui soient apaisées.
Un outil qui pourrait être mis en place par les juges, les associations et les citoyens eux-mêmes pour régler les litiges qui peuvent souvent dégénérer.
Là encore, par la voix de la Tavini Chantal Galenon cette fois-ci, la question de l’obligation de parler le reo ma’ohi s’est invitée dans le débat.

 

Bertrand Prévost

73
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

C'est la semaine de la mobilité, dans votre quotidien, faites-vous des gestes comme :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete