L’appel à l’aide d’un SDF originaire de Nouvelle-Calédonie

    jeudi 4 juin 2015

    Depuis huit ans, c’est dans les rues de Papeete que dort, chaque nuit, Didier. Cet homme de 48 ans, au visage buriné par la vie, a débarqué un jour de 2007 à Tahiti, en provenance de Nouvelle-Calédonie, pour ce qu’il pensait être de courtes vacances. L’issue a pourtant été inattendue.
    Séduit par le fenua, et ayant quelques économies en poche, le quadragénaire, qui travaillait alors dans l’administration, décide subitement de ne pas embarquer sur le vol retour. Un choix qu’il va vite regretter.
    Car rapidement, sa situation financière se dégrade. Malgré quelques petits boulots et formations, à droite et à gauche, il ne parvient pas à trouver un poste stable qui lui permettrait de s’enraciner en Polynésie. “Je n’ai jamais gagné assez d’argent pour me payer un chez-moi. Depuis huit ans, je dors dans la rue, à côté du marché. Ce n’est pas facile. Il y a des jours où je ne mange pas, même si je vends quelques couronnes de fleurs pour avoir un peu d’argent”, témoigne-t-il.
    Sans domicile fixe, Didier n’en “peut plus” aujourd’hui. Il se dit physiquement et moralement éprouvé par ses conditions de vie. Par les “agressions” et autres “vols” dont il est régulièrement victime. Il y a environ deux mois, le quadragénaire a donc sollicité les services sociaux du Pays dans l’espoir qu’ils l’aident à regagner le Caillou qui l’a vu naître.

    “Je regrette d’être venu”

    “Ils ont demandé à ma sœur une attestation d’hébergement. Elle leur a dit : ‘Mais je suis obligée de l’accueillir, c’est mon frère. Comment cela se fait que vous me demandiez ce genre de papier ?’ Nous avons finalement rempli tous les documents mais, aujourd’hui, je n’ai pas de nouvelle. Pour moi, ils ne font pas du social là”, grogne-t-il.
    Contacté par La Dépêche, le service concerné explique que le dossier de Didier est bel et bien en cours d’instruction, ce qui nécessite qu’une enquête sociale soit menée en Nouvelle-Calédonie pour vérifier que sa sœur est en mesure de l’accueillir dans de bonnes conditions. Une démarche qui peut prendre un peu de temps.
    Pour ce qui est de la prise en charge du billet d’avion, l’administration du Pays souhaiterait, en outre, que sa famille et/ou les services sociaux de Nouvelle-Calédonie y contribuent. Didier est, pour sa part, disposé à rembourser la somme, d’autant qu’il affirme avoir d’ores et déjà un emploi qui l’attend à Païta d’où il est originaire. “Ma mère travaille dans l’agriculture et a un grand champ”.
    Le quadragénaire espère de tout cœur que son appel à l’aide sera entendu. Un homme qui ne s’attendait pas à ce que sa vie prenne une telle tournure : “Je regrette beaucoup d’être venu ici. Si j’avais su, j’aurais sauté dans l’avion quand j’avais encore le billet retour. Mais c’est trop tard maintenant. Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie et ma famille me manquent vraiment”.

    J.-B.C.

    Steiner 2015-06-06 09:37:00
    Je suis très ému par La situation de Didier décrite dans votre article. Pour ma part je dois beaucoup a la Polynesie aussi je suis prêt à payer le billet de Didier. Que le Journal me dise comment mon GSM 0608286988.
    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-06-05 00:49:00
    "“Ils ont demandé à ma sœur une attestation d’hébergement. Elle leur a dit : ‘Mais je suis obligée de l’accueillir, c’est mon frère. Comment cela se fait que vous me demandiez ce genre de papier ?’ Nous avons finalement rempli tous les documents mais, aujourd’hui, je n’ai pas de nouvelle. (...) le service concerné explique que le dossier de Didier est bel et bien en cours d’instruction (...). Une démarche qui peut prendre un peu de temps."

    Tiens ça me rappelle l'OPT, où, pour ouvrir un compte bancaire - obligatoire POUR LE VERSEMENT de ma pension de retraite - après avoir reçu un "OK" de l'IEOM le 19 mai 2015... je n'ai pu obtenir de rendez-vous (sic) que pour le... 10 juin 2015 à l'OPT.

    Et encore, à l'OPT, les Mareva GAVIETTO et Sandrine SALMON notamment -, ce ne sont pas officiellement des fonctionnaires ; a fortiori des fonctionneuses !

    J'adresse donc tout mon soutien à mon collègue SDF Didier - avec une pensée pour Hervé qui s'était tué en sautant d'une grue -, un français victime autonomiquement de la privation du DROIT au RSA comme quelque 80 000 autres et qui aura tout loisir de continuer à être volé et agressé pendant que "l'administration", cette bête plus bête - de la race des Panou-Panou - que méchante... "étudie son dossier" hohohohohohoho

    Circonstance aggravante, l'article met l'accent sur le Caillou - la Nouvelle-Calédonie française - et évite donc de mettre en avant sa nationalité française et son passeport européen... dans le Pacifique des XPF hihihihihihi

    Rollstahiti@gmail.com
    Lecteur 2015-06-04 09:33:00
    c pareil pour bcp de gens venant des iles parcequ'ils s'ennuyaient trop ...
    ils préferent etre clochards que rester dans leur iles ou la richesse est la terre et la peche, la bas pas besoin de bcp d'argent pour vivre.
    Ils pourraient y retourner mais préfèrent dormir a coté des caniveaux ...
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