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L’appel aux dons d’une maman

jeudi 7 septembre 2017

Teiva appel aux dons

Teiva a son propre bip pour ouvrir le portail du parking du collège. (© Photo : Christophe Cozette)


Teiva Tagata est atteint d’une myopathie de Duchenne. Tous les matins, le jeune garçon se déplace jusqu’au collège de Arue en fauteuil roulant électrique, un trajet parsemé d’embûches qui lui prend 20 minutes.

La solution envisagée par les parents de l’enfant serait l’achat d’un véhicule adapté au transport du fauteuil électrique, mais la famille n’a pas les moyens financiers de cette acquisition. Roberta, sa maman, lance un appel aux dons volontaires sur Facebook pour que son fils puisse acquérir une totale autonomie.

 

Roberta Tagata est mère de deux garçons, dont Teiva, qui est atteint d’une myopathie de Duchenne qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant électrique.
La famille réside à Arue et Teiva, “bon élève”, va au collège chaque jour avec son fauteuil, ses parents ne disposant pas d’un véhicule adapté au transport du fauteuil de leur fils, ni les moyens financiers pour en acquérir un, d’où un appel aux dons volontaires, lancé récemment sur Facebook.

“Nous n’avons pas de voiture adaptée pour le transport du fauteuil électrique de notre fils Teiva”, explique Roberta, en attendant ce dernier à la sortie du collège. “Il n’y a pas d’aide pour cela, la CPS rembourse le fauteuil, mais il n’y a aucune aide possible, ni d’association capable de nous aider”.

Résidents à quelques encablures de la mairie de Arue, direction Mahina, Teiva met 20 minutes, chaque matin, pour se rendre au collège en fauteuil.
Les trottoirs comportent moins d’embûches côté mer. “Mais parfois, sur le chemin, des voitures se garent sur la chaussée et alors Teiva est obligé d’emprunter la route pour continuer son chemin jusqu’au collège”, confie sa maman.

La voiture de cette dernière, pas équipée et non transformable, est un petit modèle qui ne peut transporter le fauteuil électrique. De surcroît, “il est très douloureux pour Teiva de le soulever et de le changer de fauteuil”, précise sa mère.

La manœuvre est tout de même incontournable les jours de pluie. L’achat d’un véhicule neuf d’une valeur de 4,2 millions de francs permettant l’accès direct du fauteuil électrique à l’arrière semble la seule solution.
D’autant plus qu’à force d’emprunter la route, les roues du fauteuil de Teiva sont soumises à rude épreuve et s’usent plus rapidement que prévu.

 

Taux d’endettement dépassé

 

Heureusement, Teiva ne fait que l’aller du lundi au jeudi car il est pris en charge en partie par la Fraternité chrétienne, mais le vendredi, c’est aller et retour au collège, la Fraternité n’assurant pas le transport pour les élèves à mobilité réduite ce jour-là.

Il est compliqué pour la famille de Teiva de réunir la somme nécessaire à l’achat d’un véhicule adapté.
Roberta est à la recherche d’un emploi. Seul le père assure un salaire pour cette famille de quatre personnes déjà endettée par un crédit à la banque qui comprend la maison et l’auto.
Une fois les comptes faits, il manque deux millions à la famille Tagata pour l’achat de ce véhicule spécialisé, mais le taux d’endettement sur sept ans est déjà largement dépassé par la famille.

“Crédit api impossible”, leur répond la banque. Malgré de nombreux courriers et des rendez-vous tous azimuts – mairie, ministère, direction générale de l’éducation et des enseignements, entreprises – qu’elle mentionne de façon précise sur son compte Facebook, Roberta Tagata a lancé le 29 août un appel aux dons volontaires pour améliorer les conditions de transport de son fils Teiva.

Nombreux ont été les soutiens, mais les appuis uniquement moraux ne suffisent pas à l’achat d’un véhicule.
Des conditions de vie qui seraient améliorées, sans aucun doute, avec ce véhicule spécialisé, presque méritées, car “Teiva est courageux et travaille bien à l’école. Et il a envie de poursuivre ses études”, rajoute sa maman.

C’est sa dernière année au collège. À la prochaine rentrée, c’est le lycée et le plus proche est celui de Samuel-Raapoto, situé encore plus loin.
“Voilà pourquoi notre famille demande des dons volontaires, il n’y a pas d’obligation”, précise Roberta sur son profil Facebook. N’hésitez pas à lui poser toutes les questions que vous jugez utiles, via un message privé ou directement sur son vini au 87.77.43.24, Roberta y répondra sans détour.
Tout ce qui pourra donner une totale autonomie à son fils Teiva la remplira de bonheur.

 

Christophe Cozette

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